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Bernie Sanders, l'outsider démocrate qui a toujours fait de la politique

Il cumulait tous les handicaps au début de la campagne : quasi-inconnu, sans argent et opposé à Hillary Clinton. Mais aujourd’hui, Bernie Sanders

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Bernie Sanders, l'outsider démocrate qui a toujours fait de la politique

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Il cumulait tous les handicaps au début de la campagne : quasi-inconnu, sans argent et opposé à Hillary Clinton. Mais aujourd’hui, Bernie Sanders peut se targuer d’avoir attiré l’attention du monde entier ou presque en écrasant l’ancienne secrétaire d’Etat dans le New Hampshire et en lui tenant la dragée haute dans l’Iowa.

Né à Brooklyn, de parents juifs polonais, Bernie Sanders s’intéresse très vite à la politique. Sa carrière démarre en 1981 lorsqu’il devient maire de Burlington, ville du Vermont. En 1990, il est élu à la Chambre des représentants où il est réélu jusqu’en 2007, année où il devient sénateur du Vermont.

Aujourd’hui âgé de 74 ans, divorcé et remarié, c’est un infatigable défenseur de la classe moyenne. Il dénonce un système politique manipulé selon lui par Wall Street et les lobbies et un système économique “truqué.”

Ce n’est pas un grand orateur, et il ne cherche pas vraiment à plaire, mais, après Donald Trump, c’est lui qui attire les plus grandes foules à ses meetings.

Son discours de “démocrate-socialiste” est clair : il veut augmenter à 15 dollars le salaire minimum, se bat pour une assurance-maladie universelle, et pour la gratuité de l’université. Mais il dit aussi qu’il va augmenter les impôts.

Il parle d’intégrité et préfère “croire en l’avenir”, son slogan.

A Hillary Clinton qui l’accuse de manquer d’expérience en politique étrangère, il répond que le vote le plus important de l’histoire moderne américaine a été celui sur la guerre d’Irak, qu’elle a voté pour et qu’il a voté contre.

S’il devait être élu, il serait le plus vieux président à jamais entrer à la Maison Blanche.

Lui-même a été surpris par son succès, alors qu’un sondage, au niveau national, le donnait à quasi-égalité avec Hillary Clinton cette dernière semaine de février : 44 % à 42 %, selon Quinnipiac.

Il est aussi le candidat à la présidentielle ayant reçu le plus grand nombre de dons financiers de toute l’histoire des Etats-Unis : 3,5 millions, de plus d’un million de personnes, de 27 dollars en moyenne. Et, contrairement aux autres candidats, il n’a pas de “Super-PAC” (comité d’action politique) pour lui lever de colossales sommes d’argent.