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Campagne de Donald Trump : un photojournaliste et un agent secret en viennent aux mains

La tension est forte pour ce “Super Mardi”, journée cruciale pour les candidats à la Maison-Blanche. La veille, 29 février, Chris Morris, un photojournaliste couvrant la campagne pour le magazine Time, a été violemment étranglé et projeté au sol par un agent des services secrets pendant un meeting du républicain Donald Trump en Virginie.

La raison : alors que le photojournaliste tentait de prendre des photos de manifestants noirs qui venaient d’interrompre le meeting, il est sorti de quelques pas de la zone presse, que la campagne de Trump impose strictement aux journalistes et caméramen.

A ce moment-là, un agent des services secrets chargés de la protection du président américain et de certains candidats à la présidence, le confronte et lui demande de rentrer dans la zone presse. Le ton monte et le photojournaliste, qui a couvert de nombreux conflits, puis le quotidien à la Maison-Blanche pendant neuf ans, refuse d’obéir et insulte l’agent des services secrets. La réaction est quasi-immédiate, l’agent, dont le nom n’a pas été révélé, attrape à deux mains Chris Morris par le cou et le projette violemment sur une table puis sur le sol, comme le montre une vidéo de l’incident.

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D’autres vidéos, comme celles postées par le journaliste Joe Perticone, couvrant lui aussi le meeting, montrent l’altercation de plus près.

Une fois au sol, le photojournaliste se débat et donne des coups de pieds à l’agent. Une fois debout, il attrape même à une main le cou de l’agent, comme pour lui montrer ce que cela fait de se faire étrangler.

C’est à ce moment là que le journaliste est appréhendé par des policiers et escorté hors du meeting. Il sera relâché peu après.

“Je suis sorti de 50 centimètres de la zone presse et il m’a attrapé par le cou, a commencé à m‘étrangler et ensuite m’a jeté au sol” a expliqué Chris Morris à la CNN sur place.

Plus tard, le photographe a déclaré dans un communiqué que “ce qui s’est passé est très malencontreux et inattendu. Les règles dans les meetings de Trump sont considérablement plus strictes que les autres, et rendent difficile de travailler comme photographe, d’autres l’ont dit avant moi. Je regrette mon rôle dans cette altercation, mais la réponse de l’agent a été disproportionnée et inutilement violente. J’espère que cet incident va attirer l’attention sur les difficultés d’accès de la presse” dans cette campagne.

De son côté, l‘équipe de campagne de Trump a déclaré par communiqué n’avoir aucun commentaire à faire sur l’incident. Les services secrets, dans un autre communiqué, reconnaissent qu’un incident a eu lieu et “donneront plus de détails une fois que les faits auront été établis”.

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