Etats-Unis : le « Super Tuesday » des écolos

Access to the comments Discussion
Par Vincent Coste
Etats-Unis : le « Super Tuesday » des écolos

<p>Le « Super Tuesday », pour tout le monde, se résume aux luttes internes au sein des partis démocrate et républicain. Face à ce bipartisme exacerbé, les autres formations politiques peinent à exister. Or, dans un anonymat presque absolu, un autre parti est également concerné par plusieurs élections ce mardi. Le <a href="http://www.gp.org/" rel="external">Parti vert </a> des Etats-Unis organise en effet <a href="https://www.facebook.com/events/777453335675677/" rel="external">un caucus au Minnesota</a> et <a href="http://www.green-rainbow.org/2016_presidential" rel="external">une primaire au Massachusetts</a>.</p> <p><script id="infogram_0_le_super_tuesday_vert" title="Le "super tuesday" vert" src="//e.infogr.am/js/embed.js?tlg" type="text/javascript"></script></p> <p>A l’image des deux mastodontes républicain et démocrate, le Parti vert va aussi organiser tout au long de l’année 2016 <a href="http://www.greenpartywatch.org/2016/02/11/green-party-presidential-primary-calendar/" rel="external">une série de primaires et de caucus</a>s. Mais <a href="http://www.gp.org/ballotaccess" rel="external">par manque de financement et de représentativité</a>, ces élections locales ne tiendront pas dans tous les Etats. Et comme les démocrates et les républicains, les écologistes désigneront leur « ticket » (président/vice-président) pour l’élection présidentielle lors <a href="http://www.gp.org/2016-gpus-presidential-nomination" rel="external">d’une convention nationale</a> qui se tiendra à partir du 4 août à Houston, au Texas. Le rôle de la convention, comme dans les autres partis, est de formaliser le résultat des primaires et des caucus qui se sont tenus auparavant.</p> <p>Plusieurs candidats sont en lice pour briguer l’investiture écologiste. Et comme chez les démocrates et les républicains, un de ces candidats fait figure de favori. <a href="http://www.jill2016.com/" rel="external">Jill Stein</a>, déjà désignée candidate en 2012, se détache de ses autres concurrents. </p> <p><blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="en" dir="ltr">The system is terrified that people should learn that they have real, legitimate choices that would enable us to take our democracy back.</p>— Dr. Jill Stein (@DrJillStein) <a href="https://twitter.com/DrJillStein/status/704011985093058562">28 février 2016</a></blockquote><br /> <script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p> <p>Médecin de formation, Jill Stein dénonce <a href="http://www.reporterre.net/Les-Etats-Unis-sont-comme-une-maison-rongee-de-l-interieur-et-sur-le-point-de-s" rel="external">la nature même du système politique aux Etats-Unis</a>, en pointant du doigt les soutiens et les relais dont jouissent pratiquement tous les candidats, dont Hillary Clinton. <a href="http://www.greenpeace.org/usa/news/20-organizations-ask-presidential-candidates-sign-fix-democracy-pledg" rel="external">Les lobbies des énergies fossiles</a>, accusés de financer les campagnes, sont ainsi des cibles de choix pour Jill Stein. Lors de la précédente présidentielle, la candidate écologiste avait obtenu un peu moins de 0,3% des suffrages exprimés. </p> <p>Le Parti vert américain, créé en 1996, est une coalition des mouvements écologistes existant dans les différents Etats. En 2000, le parti et son candidat d’alors, Ralph Nader (plus de deux millions de voix), ont été critiqués par une partie des démocrates pour avoir favorisé la victoire de George W. Bush au détriment d’Al Gore. Le <a href="http://www.countingthevotes.com/2000/" rel="external">résultat de l’élection avait été en effet très serré</a> et controversé.</p> <p><em>Photo d’illustration : portrait officiel de la candidate Jill Stein</em></p>