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Manifestation violemment réprimée à Diyarbakir

Plusieurs personnes ont tenté hier de pénétrer dans un district de cette ville à majorité kurde soumis depuis trois mois à un cessez-le-feu

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Manifestation violemment réprimée à Diyarbakir

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Plusieurs personnes ont tenté hier de pénétrer dans un district de cette ville à majorité kurde soumis depuis trois mois à un cessez-le-feu permanent.

Une situation inacceptable pour les habitants comme pour le chef du Parti Démocratique des Peuples (HDP, pro-kurde). “Nous ne voulons pas de la sombre guerre de l’AKP (parti islamo-conservateur au pouvoir) dans nos villes, dans nos régions, dans notre pays. Nous osons descendre dans la rue pour nous y opposer, nous opposer à ceux qui ont déclenché la guerre. C’est un crime d’interdire cette manifestation ou de la réprimer. C’est illégal”, a insisté hier, Selahattin Demirtas.

La justice turque a répondu en lançant une enquête contre Demirtas, alors que le chef du gouvernement turc, Ahmet Davutoglu, l’accuse de provocations.

“Les avez-vous entendu dire : ‘pourquoi salissez-vous nos politiques en nous prenant les armes des mains ?’ C’est la preuve qu’ils ne veulent pas la paix. Au contraire, ils veulent traîner la Turquie dans le chaos en coopérant avec les terroristes. Et bien, nous ne le permettrons pas.”

La situation est encore plus dramatique à Cizre. L’armée affirme pilonner les positions des séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans cette ville du sud-est du pays dont le couvre-feu a été partiellement levé pour que les habitants puissent récupérer quelques biens.