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Idomeni : "Pourquoi sommes-nous là ?"


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Idomeni : "Pourquoi sommes-nous là ?"

Devenu tristement célèbre, le poste-frontière d’Idomeni entre la Grèce et la Macédoine vit chaque jour dans l’attente d’une hypothétique ouverture des grilles. Ces deux dernières semaines, l’ex-République yougoslave de Macédoine ne les a ouvertes qu’au coup par coup, laissant seulement passer 2 000 demandeurs d’asile. Or ils sont désormais 13 000 migrants à s’entasser dans le camp côté grec. Et leur nombre continue d’augmenter de jour en jour, rendant les conditions de vie toujours plus précaires.

“Je n’ai pas fui la guerre en Syrie pour trouver la mort dans ce camp, sous la pluie, dans un froid pareil, s’insurge un réfugié syrien. Nous dormons par terre. Ce sont des conditions si misérables. Je ne sais pas ce que fait l’Union européenne. Pourquoi sommes-nous là ?”

S’ils sont bloqués là, c’est parce que la Macédoine – comme tous les autres pays sur la route des Balkans – a drastiquement durci les conditions de passage, rendant la situation de ce côté de la frontière très difficile.

“Il y a la fatigue et surtout l’ennui, tout est ennuyeux, témoigne une petite fille. Il n’y a rien dans la tente. On doit faire la queue pour tout. Pour chaque chose, il faut faire la queue… Pour manger, pour se laver, pour tout.”

Les ONG et les bénévoles font avec les moyens du bord, comme l’explique Rober, qui tente d’occuper les enfants :

“Nous avons vu beaucoup d’enfants jouer dans les poubelles. Alors nous les occupons avec des crayons et un papier. Nous jouons avec eux et ça les rend heureux. C’est tellement gratifiant de les voir sourire. Je ne sais pas…”

La Grèce prévoit quelque 17 000 nouvelles places sur d’autres sites. Mais ceux qui sont ici ne veulent pas s‘éloigner de la frontière. Leur unique objectif est de pouvoir poursuivre leur route vers l’ouest et le nord de l’Europe.

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