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Sommet UE-Turquie: on prend les mêmes et on recommence!


Le bureau de Bruxelles

Sommet UE-Turquie: on prend les mêmes et on recommence!

Nouvelle réunion à Bruxelles entre les dirigeants turcs et européens sur la crise migratoire. L’accord conclu lors du dernier sommet du genre il y a trois mois tarde à se concrétiser sur le terrain. Résultat aujourd’hui, on prend les mêmes et on recommence!

“Le tenue de ce sommet montre que la Turquie et l’Union européenne ont besoin l’un de l’autre”, constate le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. “Il reste de nombreux défis à affronter et la seule façon d’y répondre, c’est la solidarité. Je suis certain qu’on va pouvoir répondre à ces défis grâce à la coopération. La Turquie est prête à travailler avec l’Union européenne et à devenir un membre de l’Union.”

En échange de sa coopération, la Turquie veut relancer le processus d’adhésion à l’Union. Mais en prenant le contrôle de d’opposition “Zaman” ce week-end, elle s’est tiré une balle dans le pied.

“Coopération avec la Turquie ne veut pas dire qu’on accepte tout de la Turquie”, prévient le président français, François Hollande. “Notamment, nous devons être d’une extrême vigilance, et je le suis, par rapport à certaines mesures qui ont été prises, notamment par rapport à la presse. La presse doit être libre, comme partout et notamment en Turquie.”

Les 28 attendent de la Turquie de mieux contrôler ses frontières, de lutter contre les passeurs et d’accepter le retour des migrants illégaux sur son territoire.

La fermeture totale de la route des Balkans pourrait être négociée. Cela signifierait la fin du voyage pour les 13.000 migrants qui campent à la frontière entre la Grèce et la Macédoine.

“Face à la crise migratoire, l’Union européenne se trouve au pied du mur”, analyse Gülsüm Alan, correspondante d’Euronews à Bruxelles. “Elle accorde beaucoup d’importance au soutien que la Turquie pourrait lui apporter. En trois mois, c’est la deuxième visite à Bruxelles du Premier ministre turc Davutoglu. Pour Ankara, la résolution de la crise migratoire est liée à la résolution du conflit syrien.”

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