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La détresse des réfugiés d'Idomeni


Macedoine

La détresse des réfugiés d'Idomeni

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Juste avant minuit à Idomeni… Ces réfugiés attendent le signal, ce sont les prochains dans la file d’attente pour traverser la frontière gréco-macédonienne. Le rêve européen est à portée de main, à seulement quelques mètres, mais ils ne savent pas quand et si les gardes-frontières les laisseront passer…

“Je voudrais aller en Allemagne parce que mon mari est là-bas, et je suis enceinte de 9 mois”, explique une réfugiée syrienne

La plupart des réfugiés savent qu’ils passeront encore de nombreuses nuits à Idomeni. C’est pour cela qu’ils se battent presque pour avoir de la nourriture, des vêtements…
Des bénévoles comme Marilena Zarfdjian ont du mal à retenir leurs larmes quand ils parlent du drame que vivent les réfugiés :

Je ne peux pas en parler… Ce sont des êtres humains… Nous vivons dans notre confort, nos maisons. Bien sûr, nous avons nos problèmes et cette crise économique, mais ici, il s’agit de survie.

Même pendant la nuit, des volontaires venus de Thessalonique, distribuent de la nourriture aux réfugiés affamés. Tous les jours, ils déchargent des camions qui ont été remplis grâce aux dons de simples Grecs.

En tant qu’humain, nous ressentons le besoin de venir à Idomeni et d’aider ces gens qui souffrent. Ils sont pauvres, ils sont coincés ici, attendant que les frontières s’ouvrent. Certains sont arrivés il y a 15 jours. Ils n’ont rien à manger…“ explique Dimitris Papageorgiou.

La faim n’est pas le seul ennemi des réfugiés. Le mauvais temps et la pluie sont difficiles à endurer. Les femmes et les enfants n’ont pas d’autre option que de dormir à même le sol, dans la boue. La seule chose qu’ils veulent, c’est passer la frontière et continuer leur voyage.

C’est très mauvais, très mauvais, il pleut, il pleut, et personne ne nettoie. Nous sommes fatigués, mais on ne veut pas de nourriture, on veut juste aller en Allemagne, en Allemagne“ explique une autre syrienne, un enfant dans les bras.

Il n’y a pas de mot, les réfugiés espèrent que quelque chose va changer…

Et notre correspondant Apostolos Staikos de conclure, “de nombreux réfugiés et migrants ont réalisé qu’ils n’atteindront pas leur destination finale, que beaucoup d’entre eux resteront en Grèce. Les Grecs aussi comprennent que les réfugiés ne quitteront pas leur pays, que des milliers resteront là, piégés…”

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