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La mission Exomars se prépare


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La mission Exomars se prépare

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Y a-t-il eu une vie sur Mars ? La mission Exomars de l’Agence Spatiale Européenne part à la recherche d’une réponse à cette énigme encore non résolue.

Le lancement du satellite et de la sonde de l’Agence Spatiale Européenne est prévue mi-mars depuis Baikonour, au Kazakhstan.

Le programme Exomars est mené par l’ASE et Roscosmos, l’agence spatiale russe.

“Exomars est la mission rêvée. C’est une mission pour laquelle nous attendons obtenir une réponse à notre question sur Mars. Y a-t-il de la vie ? Une forme d‘évolution ? Mais aussi que peut-on en déduire sur l‘évolution globale du système solaire, y compris la Terre”, explique Álvaro Giménez, en charge de l’exploration robotique et scientifique à l’ASE.

L’arrivée à destination, après sept mois de voyage, est prévue à l’automne. Le module Schiaparelli, du nom d’un astronome
italien du XIXe siècle, va atterrir à la surface de la planète rouge, alors que la sonde sera mise en orbite pour étudier l’atmosphère.

“Comme ce sera la première mission d’atterrissage pendant le printemps austral, propice aux tempêtes de poussière, nous allons faire des mesures pendant la descente, qui nous permettront d’obtenir des données importantes sur l’atmosphère à cette période de l’année qui n’a pas été tellement étudiée”, estime Jorge Vago, qui participe à la mission.

Mars est considérée comme un endroit ou la vie extra-terrestre a potentiellement pu se développer, car il y a eu de l’eau et une atmosphère il y a des milliards d’années.

Avec sa caméra et ses spectromètres, la sonde va chercher des traces de gaz qui pourraient être la preuve d’une activité biologique ou géologique.

Sur Terre, près de 90 % du méthane est produit par des organismes vivants, donc l’enquête cherche à déterminer les sources émettrices de gaz sur Mars.

“Nous allons regarder en détail les composantes des gaz dans l’atmosphère, mais aussi s’il y a des gaz générés localement, ce qui pourrait indiquer une activité volcanique en surface. Cela pourrait même être lié à la sublimation de l’eau, libérant des gaz qui se sont retouvés ensuite piégés dans le sol. On peut aussi parler de la vie, comme élément biologique, bien que je sois ouvertement sceptique”, affirme le chercheur Nicolas Thomas.

La mission Exomars va aussi tester un certain nombre de technologies in-situ et en vol, qui seront nécessaires lors de futures missions d’exploration.

En particulier, avec le module Schiaparelli, cette mission va observer les techniques d’entrée dans l’atmosphère, la descente et l’atterrissage à la surface de Mars.

“Donc tout cela va convenir à notre propre industrie en Europe et à d’autres missions qui pourraient vouloir atterrir pendant cette période de l’année. Et bien sûr, ce sera important pour les missions futures, y compris les missions habitées”, souligne Jorge Vago.

Exomars consiste en deux missions.

La prochaine, qui sera lancée en 2018, inclura un rover qui transportera une foreuse de deux mètres et un ensemble d’instruments de recherche en exobiologie et en biochimie.

Le rover cherchera des traces fossiles de vie passée, creusant la surface de Mars, à une profondeur jamais explorée.

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