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Pas de tourisme noir à Fukushima

Faire visiter la centrale nucléaire de Fukushima sans masque ni combinaison d’ici 2036. Ce projet défendu par une poignée d’intellectuels japonais ne verra pour l’instant pas le jour. Opération commerciale morbide pour les uns, devoir de mémoire pour les autres, cinq ans après la catastrophe, Fukushima reste un sujet sensible. Et les défenseurs du projet ont dû reculer : “La plupart des Japonais ne sont tout simplement pas capables d‘être favorables ou même de comprendre qu’il est possible de transformer une catastrophe majeure en quelque chose qui va permettre d’aller de l’avant ou que la construction d’un musée montrant la catastrophe peut fournir une bonne leçon pour les générations futures” explique Hiroki Azuma, à l’origine du projet.

Office du tourisme, produits régionaux, il y a néanmoins une demande pour visiter les zones sinistrées par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011. On parle de 2000 visiteurs par an. Certains habitants se sont reconvertis en guides touristiques pour disent-ils montrer leur désespoir actuel. Mais certains ne veulent que le mot “tourisme” soit utilisé dans la région.

Un tourisme noir qui fonctionne pourtant à Tchernobyl. Depuis 2011, il est possible de se prendre en photo devant le réacteur n°4 à l’origine de la catastrophe nucléaire en 1986, la zone interdite de 30 kilomètres autour de la centrale ukrainienne est ouverte au public. Se promener dans les villages abandonnés et les forêts brunes marquées pour des millénaires.coûte environ 110 euros la journée.

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