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Sur la frontière gréco-macédonienne, les migrants entre tristesse et colère


Grèce

Sur la frontière gréco-macédonienne, les migrants entre tristesse et colère

Ils seraient près de 30 000 à être piégés à la frontière gréco-macédonienne. Syriens, Irakiens, Afghans…ils comptaient aller vers l’Europe de l’ouest mais leur voyage s’arrête pour l’instant ici, à Idomeni. Un camp de fortune, fait de tentes de camping…des conditions de vie très compliquées…
Et l’accord trouvé dans la nuit entre l’Union européenne et Ankara les inquiète. Même si les modalités exactes ne sont pas encore fixées, ils pourraient être obligés de repartir en Turquie qu’importe leur nationalité.

Abu Haida, syrien, commence à perdre espoir: “Nous sommes des cartes à jouer. Personne ne nous regarde comme des êtres humains, nous avons une vie, des rêves, des enfants. On nous voit comme de l’argent, des chiffres…”

“Bien sûr que nous sommes déçus, résume amèrement Ahmed, la vingtaine. Les gens ici avaient l’espoir qu’ils ouvrent la frontière, au moins pour ceux coincés ici. Mais finalement on nous dit que c’est impossible. Ca nous met en colère”

Sur la frontière, de plus en plus de migrants tentent de passer illégalement. Mardi matin quatre ressortissants afghans ont été arrêtés par la police macédonienne et renvoyés côté grec.
Une manifestation a aussi été organisée.


Face à une montée des tensions,Athènes a annoncé lundi la création de 17 400 places d’hébergement afin de désengorger la frontière, en attendant une solution pérenne.

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