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Des journalistes européens blessés dans l'attaque du convoi d'une ONG à la frontière tchétchène


Tchétchénie

Des journalistes européens blessés dans l'attaque du convoi d'une ONG à la frontière tchétchène

Des journalistes européens et des militants des droits de l’homme victimes d’une attaque à la frontière tchétchène. Mercredi soir, des hommes masqués ont intercepté le convoi qui circulait en direction de Grozny, la capitale tchétchène. Les cinq professionnels de la presse et les quatre membres membres d’une ONG ont été battus, et leur véhicule incendié. Deux journalistes, suédois et norvégien, ainsi qu’un avocat et le chauffeur du minibus ont été hospitalisés.
Plus tard dans la journée, les bureaux de cette organisation, le comité de prévention de la torture, ont été mis à sac. Les faits se sont déroulés à Karaboulak en Ingouchie, près de la frontière tchétchène, selon un mode opératoire identique mené par des personnes armées, d’après les images de vidéosurveillance. Mais les regards se tournent vers des commandons tchétchènes, estime l’un des juristes de l’ONG. La visite de presse devait permettre aux représentants des médias étrangers de rencontrer des victimes de violations des droits de l’Homme en Tchétchénie, république du Caucase russe dirigée d’une main de fer par Ramzan Kadyrov, qui avait traité d’“ennemis du peuple” les médias libéraux russes. Il y a dix ans, la journaliste Anna Politkovskaïa, assassinée à Moscou, avait payé de sa vie ses critiques à l‘égard du régime tchétchène. Natalia Estemirova, la représentante de l’ONG Mémorial à Grozny, avait, elle, été tuée en 2009.

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