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Une convention négociée pour stopper net Donald Trump ?


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Une convention négociée pour stopper net Donald Trump ?

Le milliardaire Donald Trump poursuit sa moisson de délégués et met en rogne le Parti républicain.
A tel point que depuis le “super tuesday” du 1er mars, ils sont tous ou presque vent debout pour tenter d’arrêter la machine Trump.

La semaine dernière, Mitt Romney, l’ancien candidat républicain des élections de 2012, l’attaquait de front, expliquant qu’il était un danger pour le pays.

Le “tout sauf Trump” est en marche : publicités, mobilisation de trois comité d’action politique (PAC),campagne sur les réseaux sociaux sous les hastags #notrump ou #stoptrump…

Mais les Républicain parviendront-ils à le stopper ? Et est-ce souhaitable ?


Le vrai test, pour ceux qui espèrent succéder à Barack Obama à la Maison Blanche en janvier 2017, est encore à venir. Il s’agit du second “super mardi” du 15 mars où la Floride, l’Illinois, l’Ohio, le Missouri, les îles Mariannes du Nord et la Caroline du Nord sont appelés à se prononcer. Chez les Républicains comme chez les Démocrates, le vainqueur raflera le gros lot : pas de répartition en fonction du nombre de votes, mais tous les délégués en bloc.

Le 16 mars, on en saura donc un peu plus encore sur l‘émergence ou non du scénario suivant, à savoir une convention négociée (brokered convention) dans l’Ohio, à Cleveland du 18 au 21 juillet.

Mais qu’est-ce qu’une convention négociée ?

Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue au premier tour de vote de la convention, soit 1 237 voix sur 2 472, les délégués sont alors libres de voter pour le candidat qu’ils veulent et non pas pour celui pour lequel ils ont été désignés pendant les primaires. Ils peuvent même voter pour des candidats qui ne seraient pas sur la liste.

L’espoir du Parti républicain, c’est que les délégués anti-Trump, pour l’instant en majorité, mais profondément divisés, réussissent à se mettre d’accord sur un seul nom pour mettre à terre Donald Trump.


Mais ce serait tout de même un constat d‘échec pour les Républicains, car ces primaires sont sensés éviter ce scénario d’un autre siècle qui est à l’opposé de la démocratie…

Cette procédure n’a d’ailleurs pas été utilisée depuis 60 ans. Les deux derniers candidats qui ont été choisis lors d’une convention négociée sont le républicain Thomas Dewey en 1948 et le démocrate Adlai Stevenson en 1952.
Tous les deux avaient fini par perdre contre leurs adversaires.

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