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Azerbaïdjan: l'or noir à bas coût, un coup porté à l'économie

L’Azerbaïdjan frappé de plein fouet par l’effondrement des prix du pétrole. L’ex-république soviétique aux énormes réserves d’hydrocarbures a trop longtemps misé sur cette seule source de revenus. Résultat : le pays a décidé de geler cette année la production de l’or noir. Au Forum mondial de Bakou, le président Ilham Aliev explique la stratégie à adopter : “Nous travaillons sur la diversification de l‘économie depuis de nombreuses années. Mais aujourd’hui avec des prix du pétrole très faibles, c’est notre principale priorité. Nous avons réussi à réduire la dépendance au pétrole et au gaz : aujourd’hui, ces deux hydrocarbures représentent seulement 30% de notre PIB. Notre objectif est de créer un modèle de développement qui ne dépende pas des prix du pétrole. Et c’est ce qui se passe, nous sommes en train de mettre en place un vaste ensemble de réformes soutenues par le FMI; nous nous focalisons sur les secteurs non pétrolier, l’agriculture, le développement informatique, le tourisme. Je suis sûr que dans les années à venir, la dependance de l’azerbaïdjan au pétrole va encore diminuer.”

En janvier dernier, la production de pétrole a diminué de 4% par rapport au même mois l’an dernier.
Le budget voté par le Parlement en février dernier est amputé de 25% par rapport à 2015. Quel peut être l’impact d’une réduction de la production de pétrole sur un pays très dépendant ? La réponse du président azéri : “Nous ne voyons pas de lien direct entre les prix du pétrole et la sécurité mondiale. Mais à long terme, si les prix du pétrole restent faibles, cela peut conduire à des problèmes économiques et sociaux, car certains pays ont l’habitude d’avoir beaucoup de revenus issus de la vente de pétrole, du coup lorsque les revenus diminuent, ces pays pourraient faire des coupes dans les budgets et, par conséquent, cela pourrait provoquer ces problèmes.”

Les pays membres de l’OPEP, la Russie et d’autres exportateurs se retrouvent le 20 mars prochain pour discuter du gel de la production pétrolière.

avec agences

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