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"Notre frontière n'est pas fermée" selon le président macédonien

Un pays en Europe tient une place majeure dans la crise des migrants : l’ancienne République yougoslave de Macédoine, située au nord de la Grèce. En

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"Notre frontière n'est pas fermée" selon le président macédonien

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Un pays en Europe tient une place majeure dans la crise des migrants : l’ancienne République yougoslave de Macédoine, située au nord de la Grèce. En adoptant une attitude qu’il juge ferme et responsable, le pays espère hâter son entrée dans l’OTAN, objectif qu’il poursuit depuis plus de dix ans. Euronews a pu rencontrer son président Gjorge Ivanov.

Point of view

"Ce n'est que le début de la crise des migrants"

“Notre frontière n’est pas fermée. Ce qui est fini, c’est le passage illégal de migrants comme cela a eu lieu par le passé. Bien sûr, quiconque souhaite être enregistré et se trouve muni de documents valides peut passer.”

Dans un “entretien au quotidien allemand “Bild”“:http://www.mia.mk/en/Inside/RenderSingleNews/61/133073005, le président macédonien a estimé que sans être membre de l’Union européenne, son pays protège l’Europe d’un pays, la Grèce dont le contrôle des réfugiés est, je cite, “déficient”.

“Nous avons eu de nombreux réfugiés par le passé. D’abord, lors de la guerre en Bosnie, puis lors de la guerre au Kosovo. Nous avons eu 360 000 réfugiés, ce n’est donc pas la première fois que nous faisons preuve d’hospitalité.”

Gjorge Ivanov affirme aussi que son pays a dépensé jusque là plus de 25 millions d’euros pour faire face à la crise sans rien avoir reçu de l’UE, un point qu’a contesté le porte-parole du gouvernement allemand. A propos de l’accord entre l’UE et Ankara, il reste prudent.

“Il est prématuré de s’exprimer à ce stade. Nous devons voir les solutions qui seront finalisées dans une semaine. Il est très important de rechercher des solutions car ce n’est que le début de la crise des migrants. Pour être plus précis, nous allons devoir traiter cette crise et ces mouvements de populations pendant toute notre vie.”

Les derniers réfugiés syriens à être entrés en Macédoine avant que la route des Balkans ne soit fermée, au nombre d’un peu plus de 400, ont pu être accueillis dans des abris d’urgence après avoir passé trois jours dans un champ boueux.