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Gravity : Lara Gut gagne la Coupe du monde


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Gravity : Lara Gut gagne la Coupe du monde

Bonjour et bienvenue dans Gravity. On commence aujourd’hui avec le combiné alpin de Lenzerheide et le jour de gloire des Suissesses à domicile. Victoire et petit globe de cristal pour Wendy Holdener, podium et triomphe au classement général pour Lara Gut.

A 24 ans, Lara Gut touche au Graal qu’on lui promettait depuis ses débuts sur le circuit et ses deux médailles d’argent aux Mondiaux de Val d’Isère en 2009.

La skieuse du Tessin ne peut plus, mathématiquement, être rejointe par Lindsey Vonn, blessée jusqu‘à la fin de la saison, et par Viktoria Rebensburg, sur qui elle compte plus de 300 points d’avance.

La fête à la maison

A Lenzerheide, Lara Gut signe le neuvième temps de la manche de slalom – disputée avant le super-G à cause du brouillard – puis remonte à la troisième place. C’est donc suffisant pour devenir la première Suissesse à gagner la Coupe du monde depuis Vreni Schneider en 1995.

Le public massé dans la station des Grisons a une autre raison de se réjouir ce dimanche avec la performance de Wendy Holdener qui se montre la plus rapide entre les piquets, puis conserve 46 centièmes d’avance sur Michaela Kirchgasser à l’issue du super-G. Elle termine ainsi en tête du classement du combiné alpin devant Lara Gut.

Kjetil Jansrud en son royaume

Le super-G de Kvitfjell reste la chasse gardée de Kjetil Jansrud. Sur ses terres, le Norvégien remporte cette course pour la troisième année d’affilée et pour la quatrième fois de sa carrière.

2012, 2014, 2015 et 2016 : la domination du local de l‘étape est presque totale quand il s’agit de dévaler l’Olympiabakken en version super-G. Le champion olympique corrige les petites erreurs qui l’avaient relégué la veille à la cinquième place de la descente.

Après le géant parallèle d’Alta Badia en décembre, le combiné de Wengen en janvier et la descente de Jeongseon en février, Kjetil Jansrud obtient sa quatrième victoire en quatre mois dans une quatrième discipline.

Il relègue à 17 centièmes de seconde l’Autrichien Vincent Kriechmayr qui n’est sorti qu’une seule fois du Top 10 cet hiver, chez lui à Kitzbühel, et qui avait déjà fini deuxième à Kvitfjell l’an passé.

Troisième place pour l’Italien Dominik Paris, vainqueur de la descente ce samedi et qui en est à six podiums depuis début février. Le Norvégien Aleksander Aamodt Kilde termine quatrième et il prend les commandes de la Coupe du monde de super-G.

De l’importance de l’expérience en descente…

Cinq hommes peuvent encore soulever le globe de la descente à l’issue de la dernière course prévue mercredi à Saint-Moritz. Quatre d’entre eux – Aksel Lund Svindal, Peter Fill, Kjetil Jansrud et Adrien Théaux – ont plus de trente ans. Assez logique selon Franck Piccard.

Franck Piccard : “La descente a toujours été une discipline qui demandait beaucoup d’expérience, beaucoup de vista, beaucoup d’aptitudes par rapport à la situation. Donc on ne peut l’avoir que quand on a fait plusieurs saisons en Coupe du monde. C’est pour ça que la descente se retrouve totalement dans ce genre de personnes avec de la technique emmagasinée au fur et à mesure des années, avec une connaissance des pistes emmagasinée au fur et à mesure des années, et qui ont cette capacité d’adaptation. C’est pour ça qu’on a besoin de skieurs d’expérience en descente.”

Zurbriggen, l’avènement d’un géant

Zurbriggen-Girardelli, Girardelli-Zurbriggen : la rivalité entre le Suisse et le Luxembourgeois a marqué les années 80. Les deux hommes se sont partagés les globes de cristal pendant huit ans de suite, mais c’est Pirmin Zurbriggen qui a brillé lors des championnats du monde en 1985.

Le Valaisan a été opéré du ménisque trois semaines plus tôt quand débutent les Mondiaux organisés à Bormio, en Italie. Le 3 février 1985, à la veille de ses 22 ans, il surprend les favoris avec son dossard numéro 1 en remportant la descente avec 11 centièmes d’avance sur son compatriote Peter Müller et 14 sur l’Américain Doug Lewis.

Pirmin Zurbriggen gagne ensuite le combiné et il prend la médaille d’argent du géant, ce qui lui vaudra d‘être élu sportif suisse de l’année. Au cours de sa carrière, il a gagné un titre olympique, quatre titres mondiaux et quarante épreuves de Coupe du monde.

Coup de projecteur sur la Pierra Menta

On termine cet épisode de Gravity avec l’une des plus dures et des plus célèbres courses de ski-alpinisme : la Pierra Menta. Après quatre jours et 10.000 mètres de dénivelé dans les montagnes du Beaufortain, la victoire revient au duo franco-espagnol Mathéo Jacquemoud – Killian Jornet. Chez les femmes, les Françaises Axelle Mollaret et Laetitia Roux remportent cette 31e édition.

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