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Ankara : "On a peur quand on prend le bus"


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Ankara : "On a peur quand on prend le bus"

Le centre administratif de la capitale turque subit son deuxième attentat en moins d’un mois. L’attentat du 17 février dernier contre un transport militaire partage le même mode opératoire que l’attaque de dimanche soir contre un bus municipal.

“J’ai d’abord été pétrifié par la peur puis je me suis précipité pour aider les blessés” raconte Karim, un témoin de l’attaque. “Il y avait des gens brûlés assis à l’intérieur du busn et puis partout des morceaux de chair. Ce n’est qu’après que la police est arrivée et a mis en place un cordon de sécurité. J’ai pu aider les blessés, on les a mis dans les ambulances.”

“Si j’ai peur ? Oui bien sûr” avoue un autre habitant d’Ankara. “Pour moi et pour ma famille. Peur pour nos parents et nos amis. J’espère que cela va bientôt s’arrêter. Nos vies sont menacées. Tout le monde est nerveux quand on prend le bus.”

“Les habitants d’Ankara ont peur” dit notre correspondant, Bora Baydaktar, qui remarque que le centre ville est loin d‘être aussi animé qu‘à l’ordinaire.

17 victimes de l’attentat suicide de dimanche ont été enterrées ce lundi, alors que les corps identifiées d’autres victimes sont rapatriés dans leurs régions d’origine.

De son côté, le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, assure “disposer d‘éléments très sérieux (…)” qui impliquent le PKK dans l’attentat d’Ankara.

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