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Crise des réfugiés : la Grèce atteint ses limites


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Crise des réfugiés : la Grèce atteint ses limites

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Après les incidents d’hier à la frontière macédonienne, le gouvernement grec a appelé les 45 000 réfugiés actuellement sur son sol à prendre acte de la fermeture de la route des Balkans.

Notre journaliste à Athènes, Nicoleta Drougka a discuté avec le porte-parole de l’agence de coordination de la politique migratoire en Grèce, Giorgos Kyritsis.

Il a dénoncé “les voyous” qui ont organisé la tentative de passage en force en Macédoine. Il admet que le pays a presqu’atteint ses limites en terme d’accueil des réfugiés.


“Nous faisons face au danger imminent d’une crise humanitaire. Parce que les gens continuent d’arriver en Grèce. Nous continuons de secourir des gens en mer, sur les îles. Et en même temps, après une décision unilatérale et non annoncée de certains pays membres de l’Union européenne, nos frontières sont fermées. Nous croyons qu’une aide d’urgence de l’Europe est nécessaire. Cela devrait être déjà fait. Tout comme il est urgent de relocaliser les migrants, ça devait aussi être orchestré par l’Union européenne.”

Depuis des jours maintenant, nous voyons des gens qui ont une chance de pouvoir aller dans un centre d’accueil, mais qui préfèrent rester dans la boue. Pourquoi çà ?

Giorgos Kyritsis:
“Les gens sont en souffrance, ils sont anxieux, inquiets. Certains sont mal informés. Ils sont amenés à croire que bientôt, les frontières s’ouvriront et qu’ils passeront. Pour tenter de remédier à cette situation ; nous avons préparé des brochures en trois langues, où nous expliquons que les frontières sont fermées. Dans ces brochures, nous les invitons, sous la responsabilité du gouvernement grec, à se rendre dans des centres d’accueil qui ne sont qu‘à quelques kilomètres au sud, c’est là seulement que l’Etat grec peut leur apporter une aide décente.”

Alors que le sommet européen approche, tout indique que l’accord de réadmission des réfugiés avec la Turquie concernera seulement les arrivées futures, qu’en pensez-vous ?

Giorgos Kyritsis :

“Je pense qu’en ce qui concerne les négociations Turquie-Union européenne, nous devrions attendre le sommet. Nous savons que toutes les questions sont ouvertes et que toutes auront une réponse simultanément.”




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