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Cambodge : en finir avec les mines antipersonnel grâce au Japon

Des millions de mines sont encore dispersées un peu partout au Cambodge. L'aide étrangère est un plus pour le pays. Celle du Japon avec ses machines de déminage et ses experts redonnent de l'espoi

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Cambodge : en finir avec les mines antipersonnel grâce au Japon

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Il n’y a pas si longtemps, marcher ici pouvait mettre sa vie en danger, car des dizaines de mines dormaient sous terre. Ici au Cambodge, le Japon apporte son aide dans le processus de déminage, un soutien qui a contribué à ramener la sécurité au sein des communautés locales.

“Quand les mines ont été enlevées, une école a été construite explique Sinat Nov, une institutrice. Elle aide les enfants à obtenir l’enseignement dont ils ont besoin dans leur communauté et leur donne une chance d’obtenir un meilleur avenir.”

Cette école est un des exemples du combat mené par le Centre cambodgien de déminage pour sensibiliser la population à l‘élimination des mines. Car des décennies de guerre ont laissé des traces. Keng Sotheara est démineur. “Sur cette table,vous pouvez voir les différents types de mines que nous avons trouvés sur le terrain. Là, c’est une mine antipersonnel, ici, des munitions non explosées et là, une mine antichars.”

Ces armes mortelles dorment dans le sol, souvent pendant des années. L’une des régions les plus touchées est Battambang près de la frontière thaïlandaise. Le Cambodge est l’un des pays ou l’on trouve le plus de mines.
Pour lutter contre ces menaces mortelles enterrées, près de 1.600 démineurs épaulés par des machines de déminage, des débroussailleuses, des chiens et des détecteurs de mines.

Une tâche difficile soutenue par le Japon, le plus grand donateur au cours de la dernière décennie.
Les efforts de l‘équipe ont payé : 2,6 millions de mines antipersonnel et de munitions non explosées comme des bombes, des obus et des grenades ont été jusqu‘à présent détruites dans le pays par l’organisation.

“Depuis les années 1980, le gouvernement japonais et la population ont vraiment aidé les Cambodgiens à travailler ensemble pour construire la paix, pour mettre fin aux combats explique Heng Ratana, le directeur général du Centre cambodgien de déminage. Nous sommes très fiers de voir les Japonais nous aider à nous relever et à marcher par nous-mêmes.” Le Japon a non seulement envoyé du matériel, mais aussi un soutien financier et des experts qui transmettent leur savoir-faire à la population locale.

Keng Sotheara travaille dans les champs de mines depuis plus de dix ans.

Chaque jour, cette jeune femme de 31 ans risque sa vie en examinant le sol avec son détecteur de métaux, car il y a toujours le risque de faire exploser un engin.

“Dès que le détecteur signale un objet explique-t-elle, mes gestes deviennent extrêmement précautionneux. Surtout quand je creuse et que je nettoie avec le pinceau, cela doit être très doux.”

Le pays abrite encore des millions de mines terrestres et de munitions non explosées.
Une fois que la terre est débarrassée de tout danger, elle est rendue aux communautés, une étape essentielle pour la croissance économique. “Notre objectif est d’encourager ce pays à être libre, démocratique et à devenir une société stable souligne Naoki Kamoshida, conseiller à l’ambassade du Japon au Cambodge. La stabilité du Cambodge est importante pour la stabilité de toute la région.”

Auparavant mortelle, cette terre est maintenant pleine de promesses et a rendu aux gens leurs moyens de subsistance. “Depuis que le Centre cambodgien de déminage débarrasse le pays de ses mines, je n’ai plus peur quand je travaille sur mes terres explique Chanry Vap, je peux faire pousser ce que je veux. Cela a considérablement amélioré la vie de ma famille.”