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Crise migratoire : un sommet UE-Turquie et de nombreux points d'interrogation


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Crise migratoire : un sommet UE-Turquie et de nombreux points d'interrogation

Régler la crise migratoire en Europe en y associant la Turquie, c’est la solution qu’est censé entériner le sommet européen qui débute ce jeudi à Bruxelles.
L’idée serait de laisser à Ankara la charge de l’accueil des migrants. De là, ils pourraient passer en Europe mais de façon choisie et légale. Concrètement, les contours de cet embryon d’accord établi le 8 février ne sont pas encore clairs.
Néanmoins, il devrait revenir à Ankara le soin d’accueillir sur son sol l’ensemble des migrants voulant accéder à l’UE et c’est en Turquie que les services d’immigration européens pourraient “sélectionner” ceux qui remplissent les conditions d’immigration.

Une politique qui pourrait tenir seulement si les frontières terrestres et maritimes entre l’Union et la Turquie étaient étanchéifiées..

Basmane, un quarter d’Izmir d’où partent de nombreux réfugiés pour l’Europe.
Une plaque tournante du business de la migration. On y vend des bateaux gonflables, des gilets de sauvetage…
Ici, on est loin de ce corridor d’immigration légal en train d‘être négocié.

Pourtant, depuis quelques semaines, ils seraient de moins en moins nombreux à tenter leur chance, ici en tout cas. Surveillance des garde-côtes turcs, mauvaise météo… Les raisons sont nombreuses, le constat partagé par les habitants. “Ces dernières semaines, ils sont nombreux, notamment les Syriens à avoir tenté de partir mais environ 90% d’entre eux n’ont pas réussi. Ils sont revenus. Ils ont dit que c‘était parce que l’Allemagne ne veut plus d’eux ou que la météo était mauvaise. Mais beaucoup de gens tenteront de partir cet été”, explique Fatih, un habitant.

Lors du dernier sommet, l’Union européenne s’est engagée à aider davantage la Turquie à surveiller ses côtes notamment via l’agence Frontex. Une mission de l’OTAN doit aussi être mise sur pied depuis plusieurs semaines. Ses contours pourraient aussi faire partie des négociations de jeudi.

L’impact de ces potentielles mesures pourraient alors être visibles dès cet été.

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