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France : la commission d'enquête parlementaire sur les attentats visite le Bataclan

En France, la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de novembre s’est rendue ce jeudi au Bataclan, la salle de concert parisienne, où

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France : la commission d'enquête parlementaire sur les attentats visite le Bataclan

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En France, la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de novembre s’est rendue ce jeudi au Bataclan, la salle de concert parisienne, où 90 personnes sont mortes sous les balles de trois kamikazes. L’objectif pour les députés était de comprendre le déroulement de l’intervention des forces spéciales.

Point of view

"Pourquoi ont-ils besoin de venir là ? [...] alors que nous, parents, nous ne savons toujours pas à quelle heure nos enfants sont décédés"

“ Nous allons donc, avec eux, chronologiquement, voir quelle a été leur intervention et répondre aux questions que la Commission d’Enquête se pose et que toutes les victimes se posent et les familles ainsi que tous les Français”, a expliqué le député “Les Républicains” Georges Fenech, président de la commission d’enquête.

Devant la salle de spectacle, la mère d’une victime a interpellé les parlementaires, estimant que cette visite est une parodie scandaleuse de justice.

“Pourquoi ont-ils besoin de venir là ? Regarder ce qui s’est passé, mobiliser les forces du RAID et de la BRI alors que nous, parents, nous ne savons toujours pas à quelle heure nos enfants sont décédés, quelles étaient les blessures qui les ont atteints. Moi mon fils, sur son certificat de décès, il y a marqué: ‘décès constaté entre le 13 et le 14 novembre’ “, s’est indigné Nadine Ribert-Reinhart.

Cette femme, qui a perdu cette nuit-là son fils avocat de 26 ans, a récemment déposé une requête devant la Cour européenne des droits de l’homme, visant la Belgique, accusée de « graves dysfonctionnements ».

La commission veut comprendre pourquoi il a fallu trois heures entre la première attaque et la fin de l’intervention, et encore trois autres heures pour extraire les dernières victimes.

Le Sénat a par ailleurs voté à une écrasante majorité l’inscription du régime d‘état d’urgence dans le projet de révision constitutionnelle.