DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

"Le dernier jour d'Yitzhak Rabin", oeuvre hybride d'Amos Gitaï


cinema

"Le dernier jour d'Yitzhak Rabin", oeuvre hybride d'Amos Gitaï

En partenariat avec

Dans “Le dernier jour d’Yitzhak Rabin”, Amos Gitaï mêle images d’archive et fiction. Le réalisateur israélien revient sur l’assassinat du Premier ministre de l‘époque par un extrémiste, Ygal Amir. Yitzhak Rabin, prix nobel de la paix et artisan des accords d’Oslo, avait réussi là où tous ses prédécesseurs avaient échoué sur la voix de la paix et de la reconnaissance d’un Etat palestinien, jusqu‘à ce que les discours de haine finissent par rattraper ce fragile équilibre. Ce long-métrage a été présenté lors du festival du film et forum international sur les droits humains, à Genève. Wolfgang Spindler , euronews correspondant culturel pour euronews a rencontré le realisateur.
“L’assassinat d’Yitzhak Rabin a bloqué les négociations de paix”, lance Amos Gitaï. “et par conséquent, on est encore enlisé [dans ce problème] aujourd’hui. Parfois, le cinéma, ce n’est pas que du show business, c’est aussi une réflexion sur le réel, et si on fait revivre des souvenirs, c’est que l’on peut faire en sorte, peut-être, que ce passé contribue à lutter contre cette terrible période d’hostilité que nous vivons en ce moment”.
Le film d’Amos Gitaï ne s’attèle pas seulement à faire revivre une poignée de jours en amont du 4 novembre 1995, il s’attache aussi à dépeindre la réalité du pays et le contexte qui ont précédé les événements. Le réalisateur n’hésite pas à pointer les responsabilités , et déplore les vagues de violences qui n’ont jamais cessé depuis. “Ce film appelle les gens à se respecter les uns les autres”, poursuit-il “à ne pas être focalisés sur leur croyance en un dieu en considérant que celui des autres n’existe pas car c’est unilatéral. Pour vous réconcilier, vous devez comprendre les autres, et c’est ce dont parle ce film”.
Amos Gitaï replonge le spectateur plus de vingt ans en arrière, à une époque où les espoirs de paix entre Israéliens et Palestiniens étaient permis. Un scénario qui aurait peut-être changé le cours de l’Histoire dans l’ensemble du Moyen-Orient.

Prochain article

cinema

Berlin : George Clooney à la rencontre de réfugiés