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Réfugiés : rumeurs et faux espoirs à Idomeni

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Par Euronews
Réfugiés : rumeurs et faux espoirs à Idomeni

<p>En Grèce, plus de 10 000 personnes se trouvent toujours dans le camp d’Idoméni à la frontière macédonienne. Avec toujours l’espoir de poursuivre le trajet vers l’Europe de l’Ouest.<br /> Cet espoir est alimenté par des <strong>rumeurs</strong> en tout genre.<br /> Dimanche, il se disait que la frontière allait ouvrir. <br /> Aussitôt, grande effervescence. Jusqu‘à ce qu’on s’aperçoive que tout cela n‘était que rumeur.</p> <p>Ce lundi, même phénomène : un message a circulé, indiquant qu’un passage avait été ouvert via l’Albanie.</p> <p>“<em>On veut savoir qui fait circuler ce genre d’information, lance Abdelrahman, réfugié irakien originaire de Mossoul. Parce que si ce n’est pas fiable, alors à quoi bon ? Nous, on ne veut pas rester là. On est en train de mourir à petit feu. On est comme dans une prison. Et on veut en sortir</em>.”</p> <p>Pour éviter la propagation de rumeurs à Idoméni, les autorités grecques ont dit vouloir <strong>installer des haut-parleurs</strong>. Des annonces seront ainsi diffusées dans différentes langues.</p> <p>Plus largement, le gouvernement cherche à démanteler ce camp d’Idoméni. Pour ce faire, les réfugiés présents là sont incités à rejoindre d’autres structures d’accueil.<br /> Mais souvent, ils reviennent à Idoméni, au plus près de la frontière.<br /> C’est le cas d’Inas, réfugiée syrienne. “<em>L’autre camp où j‘étais, dit-elle, c‘était un camp militaire. Il y avait des soldats de partout. On ne pouvait pas bouger si on n’avait pas de laisser-passer. C‘était très compliqué.</em>“</p> <p>A l‘échelle du pays, le nombre de nouveaux arrivants a nettement diminué depuis une semaine avec l’entrée en vigueur de l’accord entre l’Union européenne et la Turquie. Cet accord prévoit notamment de renvoyer systématiquement tous les nouveaux venus.</p>