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Russie : Kasperskaya veut contrer l'attaque d'information en ligne


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Russie : Kasperskaya veut contrer l'attaque d'information en ligne

Innopolis, la Silicon Valley russe basée à Kazan au Tatarstan, s’apprête à héberger une nouvelle entité : un centre de prévention des attaques sur internet.

Le projet est porté par Natalia Kasperskaya, co-fondatrice de l’antivirus “Kaspersky Lab”.

“La Russie a déjà des agences qui contrent et ripostent aux cyber-attaques, mais ce sera la première organisation du genre, dont le but sera la surveillance et la prévention des attaques de l’information en ligne”, a-t-elle déclaré au quotidien économique Vedomosti.

Qu’est-ce qu’une attaque d’information en ligne?

Selon Igor Ashmanov, partenaire de Kasperskaya au sein de ce projet, l’attaque d’information en ligne en “campagnes de propagande, désinformation, intox, ou virus” à des fins politiques ou commerciales.

Le centre de surveillance recourra aux outils et logiciels de réputation en ligne développés par Kebrum, – autre projet de Kasperskaya et Ashmanov spécialisé dans l’anonymat sur le net -, en vue de prévoir les attaques et de les tuer dans l’oeuf.

Viabilité

Cette initiative, estime Natalia Kasperskaya, vient emboîter le pas à une déclaration de Vladimir Poutine, selon qui les Etats et agence d’Etats devraient s’atteler en priorité à surveiller et punir ce type d’attaques.

Pour l’heure, toutefois, le Kremlin ne s’est pas manifesté depuis le lancement du projet, et la société est en quête d’investisseurs.

Cette surveillance pourrait cibler les réseaux sociaux russes et la blogosphère, où les débats politiques sont les plus virulents.

Surveillance et droits de l’homme

L’ONG de défense des droits de l’homme Agora a souligné les limites de la liberté d’expression en ligne, en Russie, “dans son rapport 2015”:
http://en.agora.legal/articles/Agora-presents-annual-report-Internet-Freedom-2015-Triumph-of-Censorship/1 :

“Les peines de prison pour avoir aimé et partagé une information publiée sur les médias sociaux visent à intimider les utilisateurs et à les dissuader de discuter de sujets sociaux sensibles. Les sujets qui présentent un risque particulièrement élevé à cet égard sont, entre autres, l’annexion de la Crimée, les manœuvres militaires russes dans l’est de l’Ukraine, la religion, les LGBT, les protestations contre la corruption et contre le gouvernement.”

L’organisation américaine Freedom House note quant à elle que “la liberté d’expression sur internet s’est “détériorée continuellementen Russie ces dernières années.

Selon leur dernier classement, la Russie fait partie des pays “non libres”, et se positionne derrière l’Egypte et la Thaïlande.

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