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Migrants : manifestations avant l'entrée en vigueur de l'accord UE-Turquie


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Migrants : manifestations avant l'entrée en vigueur de l'accord UE-Turquie

Blocage sur une autoroute du nord de la Grèce

Une autoroute a été bloquée par des tentes dans le nord de la Grèce.

Plusieurs dizaines de migrants ont ainsi tenté d’interpeller les dirigeants de l’Union européenne pour les laisser venir en Europe occidentale.

Plus de 50 000 réfugiés sont bloqués en Grèce depuis la fermeture de toutes les frontières sur la route des Balkans en février.

“A qui ferment-ils la porte ?”, demande ce migrant syrien. “A nous, les Syriens ? Notre pays est en guerre. Imaginez qu’il y ait une guerre dans votre pays, que feriez-vous ? Vous seriez obligés de partir. Nous demandons l’ouverture des frontières, c’est tout”.

Tensions à Idomeni

Un peu plus au nord, près de la frontière avec la Macédoine, la tension monte à Idomeni.

Le village de 154 habitants accueille un camp de réfugiés de 11300 personnes. Une partie de ce camp est érigé sur des terres agricoles, d’où la colère des locaux qui voudraient retrouver accès à leurs champs.

“Les agriculteurs ne peuvent malheureusement pas cultiver leurs champs à cause des tentes et des gens qui dorment là. Dans quelques temps, pour eux aussi ce sera une question de survie”, estime Xanthoula Soupli, la maire de la commune.

Dikili s’attend au retour des migrants

Le port de Dikili, en Turquie, situé en face de l‘île grecque de Lesbos, se prépare lui au retour des migrants, en vertu de l’accord entre l’Union européenne et la Turquie qui entre en vigueur ce lundi.

Les équipes de Frontex devraient reconduire 750 personnes dans un premier temps.

L’accord UE-Turquie dénoncé

Cet accord est dénoncé par des manifestants sur place et par certaines ONG qui craignent des expulsions vers la Syrie.

Il prévoit que pour chaque migrant repris par Ankara, un Syrien sera installé dans un pays européen, dans la limite de 72 000 places.

Pour Amnesty International, la Turquie ne peut plus être considérée comme un “pays sûr” pour les réfugiés syriens.

Amnesty accuse Ankara de forcer illégalement une centaine de réfugiés syriens à retourner dans leur pays ravagé par la guerre chaque jour. Et selon elle, une partie des réfugiés renvoyés de Grèce vers la Turquie risquent de subir le même sort.

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