DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Après plus de deux ans de débat, la France sanctionne les clients de la prostitution


France

Après plus de deux ans de débat, la France sanctionne les clients de la prostitution

Hier, l’Assemblée s’est prononcée en faveur du texte qui prévoit une amende de 1 500 euros, et jusqu‘à 3 750 euros en cas de récidive. Le délit de racolage passif, institué en 2003 par le ministre de l’Intérieur de l‘époque, Nicolas Sarkozy, est lui supprimé.

Un texte salué par Claire Quidet, membre du==Mouvement du Nid==. “Les personnes prostituées ne sont plus considérées comme des délinquantes. Si elles sont agressées, elles pourront désormais aller porter plainte à la police, ce qu’elles n’osaient jamais faire jusque-là. Le rapport de force avec leur client va être complètement différent puisqu’elles sont dans une position de force : “moi je ne suis pas coupable, je ne suis pas délinquante, mais toi ce que tu fais, c’est interdit par la loi”.

Si les abolitionnistes, opposés à toute forme de prostitution, se félicitent de l’approbation du texte, les associations de défense des travailleurs du sexe s’y opposent.

“Si les clients sont pénalisés, ils auront peur. Les filles vont devoir se cacher pour exercer leur métier, qui est légal, je le rappel. Le client pourra d’autant plus imposer ses choix, puisque que c’est lui qui risque d’avoir des problèmes avec la justice, comme notamment les rapports non protégés”, estime Elisabeth Lansey, membre des amis du bus des femmes.

Le texte prévoit en outre la création d’un parcours de sortie de la prostitution, avec des mesures d’accompagnement social, ainsi qu’un titre de séjour de six mois pour les prostituées étrangères engagées dans ce parcours.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Le plan de Bruxelles pour réformer le droit d'asile