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Nouveau transfert de migrants entre la Grèce et la Turquie

Les 45 migrants refoulés vendredi matin depuis l‘île grecque de Lesbos sont désormais arrivés à Dikili en Turquie. D’origine pakistanaise, ces hommes

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Nouveau transfert de migrants entre la Grèce et la Turquie

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Les 45 migrants refoulés vendredi matin depuis l‘île grecque de Lesbos sont désormais arrivés à Dikili en Turquie. D’origine pakistanaise, ces hommes ont été immédiatement pris en charge par les services d’immigration turcs. S’ils ne demandent pas l’asile à la Turquie il seront renvoyés dans leur pays d’origine.
En début de matinée, leur rapatriement a été retardé par des manifestants.
Accrochés à l’encre du bateau qui était prêt à partir, des activistes ont essayé d’empêcher le départ du ferry. Mais les gardes-côtes grecs sont rapidement intervenus et l’embarquement des migrants a pu reprendre.

Les ONG n’en finissent pas de dénoncer l’accord passé entre la Turquie et l’Union européenne pour renvoyer désormais tous les migrants arrivés illégalement en Grèce, y compris les demandeurs d’asile syriens.

Un accord destiné à mettre un terme aux routes illégales de migrations. En échange, les Européens se sont engagés à relocaliser des réfugiés syriens installés en Turquie. Ces derniers seront sélectionnés par le Haut commissariat aux réfugiés.

Refoulement au compte-goutte

C’est le deuxième départ depuis “lundi:http://abonnes.lemonde.fr/photo/portfolio/2016/04/07/a-lesbos-apres-les-premiers-renvois-de-migrants-vers-la-turquie_4898210_4789037.html d’un navire à destination de la Turquie. Un refoulement au compte-goutte : au total 247 personnes ont été raccompagnées alors que plus de 6000 sont arrivées en Grèce depuis la fin du mois de mars.

De nombreux refoulements ont dû être reportés à plus tard en raison d’une augmentation massive de demandes d’asiles que les autorités grecques doivent d’abord examiner avant de raccompagner les migrants vers la Turquie.

Jeudi, de nouveaux accrochages entre migrants et forces de l’ordre se sont produits dans l’immense camp d’Idomeni, à la frontière entre la Grèce et l’Ancienne République yougoslave de Macédoine.
Quelque onze mille personnes s’entassent toujours dans ce camp improvisé espérant pouvoir enfin franchir la frontière.
Une frontière désormais totalement fermée.