DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Panama Papers : David Cameron s'explique devant les députés


Royaume-Uni

Panama Papers : David Cameron s'explique devant les députés

Défendre ses mesures contre l‘évasion fiscale et se défendre…
David Cameron était fermement attendu ce lundi à la Chambre des Communes, au Palais de Westminster. Après avoir affiché sa détermination à prévenir et à sanctionner les fuites de capitaux, le Premier ministre britannique est revenu sur l’affaire qu’il a de son propre aveu mal gérée : celle des “Panama Papers” et de ses parts dans Blairmore Holdings Inc, la société créée par son père aux Bahamas dans les années 80.

“Monsieur le Président, il y a eu des allégations profondément blessantes et mensongères contre mon père. Je veux rétablir la vérité. Cette société a été créée à l‘étranger, en premier lieu parce que les fonds devaient se négocier principalement en dollars, donc il apparaissait logique qu’elle soit implantée à l’intérieur d’un des principaux centres de négociation du dollar. (…)
Certaines personnes ont interrogé la légitimité de ce commerce, en me demandant : “pourquoi avez-vous vendez vos actions en Janvier 2010?” Monsieur le Président, j’ai vendu toutes les actions de mon portefeuille cette année-là parce que je ne voulais pas de problèmes de conflits d’intérêts”, a déclaré David Cameron.

Face à lui, le chef de file de l’opposition Jeremy Corbyn s’est montré particulièrement véhément. Les explications et autres mesures proposées par David Cameron n’ont vraisemblablement pas convaincu le leader travailliste.

“Puis-je remercier le Premier ministre pour le niveau très avancé de sa déclaration? C’est un chef d’oeuvre dans l’art de la distraction, a ironisé Jeremy Corbyn. Monsieur le Président, il est scandaleux que les territoires britanniques d’outre-mer abritent plus de la moitié des sociétés fictives montées par Mossack Fonseca. Le Royaume-Uni est au cœur de l’industrie mondiale de l‘évasion fiscale, c’est un scandale national et cela doit cesser.”

David Cameron a notamment annoncé ce lundi que la plupart des dépendances de la Couronne britannique, y compris les îles Caïmans et Vierges, considérées comme des paradis fiscaux, devraient désormais partager leurs informations fiscales avec Londres. Cette mesure vise, parmi d’autres, à contrebalancer l’effet très fâcheux de l’affaire Panma Papers sur le Premier ministre britannique, décidément en mauvaise posture.

Avec AFP

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

La patrie avant la famille, portrait d'une femme peshmerga en Irak