DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Brésil : les députés débattront bien de la destitution de Dilma Roussef

A trois jours d’un vote crucial des députés brésiliens qui pourrait la chasser du pouvoir, la présidente Dilma Rousseff a cherché à annuler la

Vous lisez:

Brésil : les députés débattront bien de la destitution de Dilma Roussef

Taille du texte Aa Aa

A trois jours d’un vote crucial des députés brésiliens qui pourrait la chasser du pouvoir, la présidente Dilma Rousseff a cherché à annuler la procédure de destitution la visant. En vain.

Ainsi les débats s’ouvriront-ils comme prévu ce vendredi en séance plénière au Congrès.

L’opposition reproche à Dilma Roussef d’avoir maquillé les comptes publics en 2014 et en 2015.

“Ce que j’attends du vote, c’est d’obtenir suffisamment de voix pour aboutir à la destitution de la présidente Dilma Rousseff en raison du “crime de responsabilité” qu’elle a commis en ne consultant pas le Congrès pour l’attribution et la gestion des fonds de banques publiques”, explique Antonio Carlos Gomes Da Silva, député du Parti républicain (PRB).

Si la présidente est confrontée depuis mardi à une série de défections au sein de sa coalition, ceux qui la soutiennent font état de l’illégalité de la procédure.

“Il y a deux éléments qui nous permettent de penser que nous sommes face à un coup d’Etat constitutionnel. Le premier, c’est qu’il n’y avait pas de base légale pour enclencher le processus. Deuxièmement : au Brésil, on peut lancer une procédure de destitution du président seulement si un crime de responsabilité est établi, or, aucun élément ne permet de dire que la présidente était de mauvaise foi ou avait l’intention de commettre un crime”, argue Paulo Pimenta, député du Parti des travailleurs (PT), au pouvoir.

Dilma Rousseff, quant à elle, nie avoir commis un quelconque “crime de responsabilité” et dénonce une manoeuvre de l’opposition.

L’opposition, qui selon un sondage du journal en ligne Estado de S.Paulo, obtiendrait 342 voix, soit les deux tiers des votes requis pour la destitution de Dilma Roussef.
Si tel était le cas, la mise en accusation de la présidente brésilienne serait ensuite examinée par le Sénat.

Avec agences