DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Pourparlers à Genève : l'opposition syrienne rejette un plan de l'ONU


Suisse

Pourparlers à Genève : l'opposition syrienne rejette un plan de l'ONU

Les négociateurs sur la Syrie s’accordent un week-end de pause à Genève. L‘émissaire spécial de l’ONU sur la Syrie Staffan de Mistura a rencontré séparément le chef de la délégation du régime, Bachar al-Jaafari et le représentant de l’opposition.

Hasni Abidi, analyste proche de l’opposition s’inquiète de l’offensive dans la région d’Alep : “Il y a un lien très important entre ce qui se passe sur le terrain et les négociations de Genève. L’escalade militaire du régime risque bien sûr de torpiller les négociations diplomatiques ici à Genève parce qu’il est très difficile pour l’opposition de continuer à négocier alors que il y a des opérations militaires très importantes et alors qu’il y a un exode massif autour d’Alep et bien entendu la base – l’opposition, NDLR -, elle est bien consciente de cette difficulté’‘.

Aucune avancée dans les pourparlers pour l’instant. L’opposition fait toujours du départ de Bachar al-Assad un préalable. Elle a rejeté un plan de l’ONU qui proposait la nomination de trois vice-présidents à qui Bachar déléguerait ses pouvoirs.. Elle souhaite un gouvernement de transition, pourquoi pas avec des diplomates et des technocrates du régime de Damas mais sans le président actuel. Un précédent round de pourparlers en mars n’avait pas permis d’avancée majeure.

“Les négociateurs des deux parties de la crise syrienne vont profiter de ce week-end ici à Genève avant de reprendre les discussions ce lundi, conclut l’envoyée spéciale d’Euronews, Faiza Garah. Des discussions qui s’annoncent difficiles, vu l‘énorme fossé entre le régime et l’opposition concernant le départ de Bachar al-Assad et la transition politique en Syrie”.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Le pape à Lesbos : "Nous sommes tous des migrants"