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Dieselgate : Volkswagen va t-il éviter un procès sur ses moteurs truqués?


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Dieselgate : Volkswagen va t-il éviter un procès sur ses moteurs truqués?

Le groupe Volkswagen pourrait verser des indemnités aux propriétaires d’un véhicule du groupe, concerné par le scandale des moteurs truqués. 4.400 euros pourraient être versés à chaque propriétaire américain d’un de ces véhicules, selon les termes d’un accord qui devait être trouvé aujourd’hui, au maximum, sous peine de renvoyer l’affaire devant un tribunal cet été.

600.000 véhicules diesel sont concernés.

Un gigantesque rappel des véhicules pourrait également avoir lieu : le coût de ce rappel et des modifications sur les voitures restant à la charge du groupe. D’autres sources évoquent un coût global compris entre 7 et 11 milliards d’euros.

“Il s’agit plus d’une sorte de protocole d’accord, qui pose les grandes lignes pour les prochains mois et sera retravaillé”, a expliqué l’un des participants aux négociations.

D’autres médias parlaient d’un “rachat” total par Volkswagen des voitures à leurs propriétaires.

Volkswagen avait reconnu avoir truqué le moteur diesel de 11 millions de voitures dans le monde, pour les faire paraître moins polluantes qu’elles ne sont en réalité. Le groupe devrait publier une perte nette pour l’exercice 2015, privant peut-être les actionnaires de dividende, pour la première fois depuis le début des années 80.

Mais en attendant l’action du groupe a bondi en bourse aujourd’hui. La perspective d‘éviter un procès aux Etats-Unis a été anticipée et saluée dès mercredi par les investisseurs, le titre Volkswagen finissant la séance par un gain de 6,61% à la Bourse de Francfort, nettement en tête des valeurs vedettes.

Et les autres véhicules? Renault et Opel dans le collimateur en France.

Les résultats d’une deuxième vague de tests d‘émissions polluantes, portant sur 52 véhicules diesel au total, confirment des dépassement de normes d’oxydes d’azote (NOx) et de C02, notamment chez Renault et Opel, selon un dossier du ministère de l’Environnement communiqué jeudi.

Si les contrôles n’ont pas permis de déceler de logiciel frauduleusement modifié, comme sur les 22 premiers véhicules testés, ils confirment une “recherche d’optimisation des tests” par les constructeurs. “Nous n’avons pas appris grand chose de plus que lors des premiers tests (publiés le 14 janvier) et les résultats confirment qu’il y a des difficultés avec certains constructeurs, notamment Renault et Opel”, a déclaré à l’AFP une représentante du ministère.

“Comme la dernière fois on constate qu’il y a visiblement une optimisation pour les constructeurs du passage du test qui se fait en laboratoire alors que les résultats sont très différents sur la route, c’est généralisé”, a-t-elle ajouté.

Les dépassements d’oxydes d’azote constatés, allant parfois de 5 à 10 fois la norme, sont liés en grande partie au choix de la technologie de dépollution fait par le constructeur, précisent les auteurs du rapport. Ainsi, ceux qui utilisent le système de dépollution avec le piège à NOx sont moins performants.

Concernant le CO2, mesure qui est simplement déclarative lors de l’homologation, des écarts ont été constatés sur tous les véhicules testés, avec des dépassements allant de 12% à plus de 40%.

PSA et BMW figurent parmi les bons élèves tandis que la grosse majorité des autres marques (Jeep, Kia, Nissan, Toyota, et Fiat notamment) sont en milieu de peloton, avec des dépassements de 3 à 7 fois la norme de NOx. La commission technique chargée de ces évaluations a été mise en place par la ministre Ségolène Royal dans la foulée du scandale Volkswagen fin 2015.

La première série de contrôles révélée le 14 janvier avait montré que, en dehors des deux modèles Volkswagen déjà incriminés, des investigations complémentaires étaient nécessaires pour des modèles de Ford, Opel, Mercedes Benz, Renault/Dacia, Nissan, PSA, Fiat/Chrysler et Kia, soit pour les écarts en NOx soit pour des écarts en CO2.

Scandale sur les salaires en Allemagne

Le président du comité d’entreprise de Volkswagen M. Osterloh a appelé les dirigeants du géant européen de l’automobile à respecter la “morale” en renonçant à leurs juteux bonus.

Sous la pression de l’opinion publique mais aussi des représentants des salariés et de l’Etat régional de Basse-Saxe actionnaire, Volkswagen a laissé entrevoir la semaine dernière “une réduction substantielle” des rémunérations variables de ses dirigeants, sans livrer de détails.

Selon des sources au sein du conseil de surveillance citées par le Handelsblatt, l’organe de supervision a rejeté la semaine passée une proposition de baisse des bonus présentée par le patron, Matthias Müller, la jugeant insuffisante.

Le conseil de surveillance se réunit vendredi 22 avril pour avaliser le bilan financier 2015 de Volkswagen et faire le point sur le scandale. Il devrait également trancher sur la question des bonus.

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