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Taux zéro : la BCE maintient le cap et répond à l'Allemagne


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Taux zéro : la BCE maintient le cap et répond à l'Allemagne

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Patience : c’est le message adressé par le Président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, à l’ensemble de la zone euro, après l’annonce d’un statu quo sur les taux.

L’institution monétaire a laissé son principal taux directeur à zéro. Son taux de prêt marginal, auquel les banques empruntent à ses guichets pour 24 heures, est maintenu à 0,25%, tandis que le taux de dépôt, qui s’applique aux banques plaçant leurs surplus de liquidités auprès d’elle pour 24 heures, est maintenu à -0,40%.

Mario Draghi a estimé qu’il fallait laisser du temps à ses mesures pour dévoiler pleinement leurs effets. Ce sera également le cas pour le rachat inédit de dettes d’entreprises annoncé en mars mais et qui commencera en juin. Il en a d’ailleurs précisé les conditions. “Si une entreprise possède une banque, mais que sa maison mère n’est pas une banque, elle sera éligible. Mais si la maison mère est une banque, alors elle sera exclue du programme. Le risque sera pleinement partagé. La maturité sera de 30 ans maximum. Et l‘émission sera limitée à 70% de la dette d’une entreprise.“ Si les dettes bancaires en sont exclues, celles des assureurs seront éligibles.

Au total, le montant des rachats de dette publique et privée restera à 80 milliards d’euros par mois. Depuis le mois dernier, ces rachats sont assortis de prêts gratuits aux banques.

Gouvernements, au travail !

Mario Draghi a de nouveau promis d’utiliser tous les instruments disponibles pour faire circuler l’argent, relancer l’activité et l’inflation. N’en déplaise à Berlin. “Nous obéissons à la loi, pas aux politiques, parce que nous sommes indépendants,“ a-t-il lancé, dans sa toute première réponse aux critiques de l’Allemagne, où l‘épargne traditionnellement forte est pénalisée par la politique de taux zéro.

Mario Draghi en a profité pour appeler les gouvernements à faire eux aussi leur travail – à savoir, des réformes structurelles pour rendre leur marché du travail plus flexible et favoriser l’entreprenariat et la compétition dans les secteurs des biens et des services.

La confiance dans la stratégie des sages de Francfort s‘étiole alors qu’après avoir reculé en février, les prix ont fait du surplace en mars, là où la BCE vise une inflation proche, mais inférieure à 2%.

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