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La coalition menacée après la percée de l'extrême droite à la présidentielle

En Autriche, l’exécutif mis en difficulté après l’arrivée en tête de l’extrême droite au premier tour de l‘élection présidentielle. Les candidats des

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La coalition menacée après la percée de l'extrême droite à la présidentielle

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En Autriche, l’exécutif mis en difficulté après l’arrivée en tête de l’extrême droite au premier tour de l‘élection présidentielle. Les candidats des partis de la coalition, qui réunit sociaux-démocrates et conservateurs, se sont faits éliminer à l’issue du scrutin de ce dimanche. Les appels se multiplient pour réclamer la démission du chancelier Werner Fraymann, fragilisé par ce ras-de-marée politique, qui dit refuser pour l’instant tout remaniement.
Le candidat écologiste Alexander Van der Bellen a remporté à peine plus de 20 % de voix, dans un contexte de crise migratoire et de montée des populismes. Arrivé en deuxième position, il affrontera au second tour celui qui l’a distancé : le candidat du parti anti-immigration Norbert Hoffer, qui a remporté 36,4 % des suffrages. Ce proche de Heinz-Christian Stache, patron du FPÖ, le parti d’extrême droite autrichien, est aussi vice-Président du Parlement. Il est arrivé en première place dans 90 % des villes du pays, sauf à Vienne. Un score salué par le Front National, en France, et par les leaders populistes européens. Si en Autriche la fonction présidentielle est surtout protocolaire et ne permet pas de gérer les affaires courantes du pays, elle permet toutefois de dissoudre le Parlement. Une menace déjà évoquée par Norbert Hoffer, si la coalition ne suivait pas ses directives, notamment sur le dossier des migrants, s’il venait à gagner au second tour de la présidentielle. Les prochaines législatives sont prévues d’ici deux ans, mais déjà, le FPÖ est déjà donné favori pour cette échéance électorale.