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European Lab se penche sur la génération post Mur de Berlin


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European Lab se penche sur la génération post Mur de Berlin

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European Lab est un événement parallèle au festival Nuits sonores qui se déroule à Lyon. Il s’agit d’un forum culturel qui cette année s’est penché sur cette génération très présente sur le festival et qui a grandi après la chute du mur de Berlin.

Wolfgang Spindler, Euronews : “L’idée européenne est plus que jamais en crise, la globalisation étouffe la diversité, Internet dermine de plus en plus notre vie quotidienne et il devient de plus en plus difficile de rester optimiste. L’essayiste français Raphaël Glucksmann parle d’une Génération gueule de bois”.

Raphaël Glucksmann : “Aujourd’hui il y a toute une génération qui se rend compte, que non la paix n’est pas éternelle que la guerre est en Europe que non, la prospérité éternelle n’est pas garantie et on traverse une crise socio économique profonde et non, les institutions démocratiques et la construction européenne ne sont pas éternelles non plus. Parce que il n’y a jamais eu depuis 1945 une telle remise en cause de principes démocratiques au sein même de l’union européenne.”

Autre question abordée celle des Big Data, ces méga données qui changent la manière de voir et d’analyser le monde et qui aussi peuvent influer sur notre quotidien quand toutes les données que nous émettons nous échappent. Sauf qu’elles n‘échappent pas à tout le monde.

Evgeny Morozov est un auteur et un chercheur biélorusse : “Je pense qu’il faut aborder ces plate formes de la façon dont on aborde par exemple l’industrie des fast food, l’industrie de la malbouffe ou celle des casinos qui délibérément destinent leurs produits à l’addiction. Je ne pense pas que les produits culturels de notre âge des plate formes numériques soient aussi différents. Ils sont soigneusement conçus pour être aimés mais cela ne veut pas dire que il existe un réel composant statique qui mérite que nous l’aimions.”

Mais quelle est au fait la nécessité de la culture en ces temps de difficultés économiques, de guerres avec leurs cortèges de réfugiés et de montée du populisme ?

Raphaël Glucksmann : “La culture est nécessaire encore plus quand il y a de la misère encore quand il y a un délitement du lien social, encore plus quand la tentation naturelle chez eux qui souffrent, c’est le repli, le rejet de l’autre et une vision fermée de leur propre identité. S’il y a un moment dans l’histoire européenne où la culture est nécessaire c’est bien aujourd’hui justement parce que les choses vont assez mal.”

Toutes les conférences sur l’avenir de la culture sont disponibles en streaming et en live sur la radio Lab de ce labo européen.

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