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Beka Gviniashvili a tout l'avenir devant lui

Et si la nouvelle star du judo, c‘était Beka Gviniashvili, champion du monde en titre chez les juniors et déjà dominateur chez les seniors ? Barré

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Beka Gviniashvili a tout l'avenir devant lui

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Et si la nouvelle star du judo, c‘était Beka Gviniashvili, champion du monde en titre chez les juniors et déjà dominateur chez les seniors ? Barré par son compatriote Varlam Liparteliani chez les moins de 90 kilos, le prometteur Géorgien est passé en décembre dernier dans la catégorie supérieure, celle des moins de 100 kilos.

Pari compliqué, mais mission accomplie. Beka Gviniashvili, qui n’a que 20 ans, a remporté son premier tournoi du Grand Chelem à Bakou. En finale, il ne lui a fallu que 36 secondes pour dominer le Hongrois Miklos Cirjenics avec un ura-nage pour ippon et assurer ainsi sa présence aux Jeux olympiques de Rio.

Marcus Nyman reste un client dans la catégorie des 90 kilos où il fut sacré champion d’Europe en 2010 à seulement 19 ans et où il fut encore médaillé de bronze il y a deux semaines. Le Suédois s’est imposé ce dimanche aux dépens du Serbe Aleksandar Kukolj avec, cerise sur le gâteau, un statut de tête série garanti à Rio.

Du bronze pour Clerget et Andéol

En demi-finales, Marcus Nyman avait battu le Français Axel Clerget qui s’est consolé avec la médaille de bronze et qui repart d’Azerbaïdjan avec un bon bilan : cinq victoires par ippon en six combats.

Quand Teddy Riner – intouchable depuis six ans – est absent, la hiérarchie est beaucoup plus floue chez les lourds à l’image d’une finale longtemps indécise entre l’Ukrainien Iakiv Khammo et le Néerlandais Roy Meyer. Le premier a fini par l’emporter sur waza-ari après les cinq minutes du temps règlementaire et 69 secondes supplémentaires en prolongation.

Quand on sait qu’il n’y a qu’un seul billet pour le Brésil disponible par pays et par catégorie, la finale des moins de 78 kilos promettait beaucoup. Sauf que la Néerlandaise Marhinde Verkerk, touchée au genou, a dû déclarer forfait et laisser la victoire pour la deuxième année d’affilée à sa compatriote Guusje Steenhuis.

Epilogue tronqué aussi chez les plus de 78 kilos à cause de la blessure au dos de la Chinoise Song Yu, championne du monde en titre. Son forfait a profité à la Japonaise Kanae Yamabe qui s‘était déjà adjugée une levée du Grand Chelem à Paris en 2014. La Française Emilie Andéol et la Tunisienne Nihel Cheikh Rouhou se sont partagées les médailles de bronze.

Frey, le meilleur puis le pire

Pedro Lasuen est notre envoyé spécial à Bakou : Il s’appelle Karl-Richard Frey, il est Allemand et se présente à Bakou avec le statut de tête de série numéro un de sa catégorie. En à peine quatre heures, il réussit une drôle de prouesse : être l’auteur de l’image du jour et le protagoniste de la surprise du jour.

Karl-Richard Frey était le favori du jour chez les moins de 100 kilos et on a d’abord cru qu’il tiendrait son rang. L’Allemand a très bien commencé son tournoi en infligeant un premier ippon au Néo-Zélandais Jason Koster.

Le numéro 2 mondial a poursuivi sur sa lancée en huitièmes de finale en surclassant le Kirghize Chingiz Mamedov. On le pensait alors bien parti pour rafler l’or et qui plus est avec la manière au vu de ses deux premiers combats.

C’est ensuite que les choses se sont gâtées. En quarts de finale, Karl-Richard Frey a été dominé à la surprise générale par le Hongrois Miklos Cirjenics qui n’occupe que la 33e place du classement mondial. Dominé, et pas à moitié, puisqu’il s’est incliné sur ippon.