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Brexit : David Cameron et Boris Johnson croisent le fer


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Brexit : David Cameron et Boris Johnson croisent le fer

A un mois et demi du référendum sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne (UE) et alors qu’aucune tendance ne se dessine nettement dans l’opinion, le Premier ministre britannique David Cameron continue de battre campagne, avec ferveur, pour rester dans l’UE.

“L’isolationnisme n’a jamais bien réussi à ce pays. A chaque fois que nous tournons le dos à l’Europe, tôt ou tard, nous le regrettons. Et nous finissons toujours par revenir dans l’Europe, et toujours à un coût plus élevé. Si nous restons, nous savons ce que nous gagnons : le plein accès à un marché unique en croissance, y compris dans l‘énergie, les services et le numérique ; le fait de bénéficier, ensemble, de grands accords commerciaux en perspective, entre l’Union européenne et les Etats-Unis, et d’autres grands marchés. Si nous sortons de l’Europe, c’est vraiment un saut dans l’obscurité”, a-t-il déclaré au British Museum de Londres.

Le sémillant ex-maire de Londres Boris Johnson, lui aussi conservateur mais pro-Brexit, a opposé ses arguments au Premier ministre britannique. Sur le plan sécuritaire, tout d’abord, il a moqué la conception de l’UE comme moyen d‘éviter de futurs conflits défendue par David Cameron.

“Je ne pense pas que le Premier ministre pense sérieusement que quitter l’Union européenne déclencherait la guerre sur le continent européen, étant donné qu’il était prêt, il y a seulement quelques mois, à inciter les gens à voter pour quitter l’UE, à moins d’obtenir des réformes importantes. Nous n’avons pas obtenu de réformes importantes de l’Union européenne”, a déploré Boris Johnson.

Et de pointer ensuite l’incapacité de l’UE à conclure des accords commerciaux avec de grandes puissances mondiales (Australie, Chine, États-Unis) ou à contrôler l’immigration, qui concerne chaque année plus de 300.000 personnes en Grande-Bretagne.

Il a enfin assuré que la City ne pâtirait pas d’une sortie de l’UE. La place financière britannique a selon lui fait la preuve de sa capacité de résilience en continuant de prospérer après la crise de 2008.

Précisant qu’il s’opposait à l’UE (cette “vieille idéologie absolutiste”) mais pas à l’Europe, Boris Johnson a entonné les premières notes de L’Ode à la joie de Beethoven, l’hymne européen

Avec AFP

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