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Nuits sonores: salade lyonnaise sauce électro

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Nuits sonores: salade lyonnaise sauce électro

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C’est le duo autrichien Ogris Debris qui a donné le coup d’envoi des Nuits sonores 2016, le festival lyonnais de musiques électroniques. En dix ans

C’est le duo autrichien Ogris Debris qui a donné le coup d’envoi des Nuits sonores 2016, le festival lyonnais de musiques électroniques. En dix ans il s’est imposé au sommet de l‘électro autrichienne, et son aura a attiré des milliers de noctambules dans les clubs de Paris à Tokyo en passant par Moscou et Londres.

“Constant Spring”, c’est le nom du dernier album que viennent de sortir les deux compères, membres d’une génération d’artistes qui n’a jamais vraiment eu besoin d’instruments traditionnels.

“J’ai une formation multi-media et mon instrument principal c’est bien sur l’ordinateur. J’utilise ma voix pour imiter tous les instruments qui me viennent à l’esprit”, affirme Gregor Ladenhauf, membre de Ogris Debris.

“Je suis un pur tourneur de boutons. J’appuie sur les touches, je pousse et tourne les boutons. Mon monde c’est le digital, malheureusement je ne sais jouer aucun vrai instrument” résume l’autre DJ du groupe, Daniel Kohlmeigner.

Après les Autrichiens c’est un Allemand qui a pris la relève pour enfiévrer la piste. Le DJ et producteur Michael Mayer est une des stars de la dance allemande. Il est aussi le copropriétaire du label électro indépendant de Cologne Kompakt

Il a débuté derrière les platines à 14 ans mais la quarantaine passée il continue d‘égrener les boîtes de nuits au quatre coins du monde, et il assure être toujours au top: “Je pense qu’un DJ c’est comme le vin, ça se bonifie avec l’age. Avec l’expérience vous pouvez travailler bien plus en profondeur qu’un DJ qui vient de se lancer “, dit-il.

Made in Korea

Chaque année les Nuits sonores jettent un coup de projecteurs sur une ville. Cette fois le festival a mis à l’honneur les musiciens de la capitale sud-coréenne, Séoul. Jiha Park et Jungmin Seo jouent par exemple leurs propres compositions au gayageum, des instruments traditionnels coréens.

Très célèbre en Corée du Sud, Glen Check est un groupe d’indie electro fondé en 2011. Deux ans plus tard lors des music awards coréens, leur premier disque “Haute Couture” est sacré meilleur album éléctro. La connexion n’a mis que quelques secondes à se faire avec le public des Nuits sonores. “La musique que l’on fait est surtout basée sur la house ou le disco, le funk et l’eletro donc c’est assez facile de l’appréhender et de danser dessus” explique le jeune chanteur du groupe, June-One Kim.

Les enfants ont aussi leur place dans le festival: Mini sonore est réservé aux 4-12 ans pour permettre aux enfants d’explorer les différentes facettes de la musique, des films d’animation… le graphisme et l’animation radio. Tout ça s’est passé dans le jardin du Musée des Confluences à l’intersection des deux fleuves qui traversent Lyon: le Rhône et la Saône.

Les Suisses pas sâges

The Monsters portent très bien leur nom vu les bêtes de scène qu’ils sont. Partout où ils passent la scène s’enflamme depuis 1986 et la création du groupe, à Bern, en Suisse. Un mélange de garage punk des sixties, de rockabiliy trash pour ados et de rock’n roll primitif, ponctué d’une incurable addiction à la scène.

“On ne veut pas s’asseoir et regarder la télévision. On veut produire des choses” dit le leader Beat Man Zeller devant notre caméra. The Monsters disent de leur performance qu’elle est “187% sans MTV et sans cette daube de top 100”. Au menu: une guitare, une basse et une “batterie clone”. Traduction: deux batteurs jouant exactement la même chose sur une demi-batterie chacun. A ne pas manquer .

En résumé, le festival des Nuits sonores c’est bien plus que de l‘électro, de la techno et de la danse. On vient ici pour découvrir toutes les couleurs de la musique et trouver le rythme qui nous convient.

Wolfgang Spindler à Lyon pour Euronews.