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L'Eurovision fête ses soixante ans

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L'Eurovision fête ses soixante ans

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Le samedi 14 mai, l’Eurovision fêtera ses 60 ans lors de la finale du concours à Stockholm. Derrière les costumes à paillettes et des mises en scène de plus en plus élaborées se cachent chiffres-clefs et anecdotes. Séance de rattrapage.

Une nouvelle procédure de vote

26 pays participeront à la finale de cette 61ème édition du concours de chanson. Les 5 principaux contributeurs financiers du concours organisé par l’Union européenne de radiotélévision sont qualifiés d’office. Il s’agit de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et de l’Espagne.

Depuis 1956, 8 procédures de vote différentes ont été utilisées. Cette année, la notation des artistes se fait en 2 étapes. Tout d’abord, des professionnels de la musique donnent une note, qui peut aller de 1 à 12, à leurs dix artistes préférés. Les téléspectateurs, estimés à 125 millions, peuvent ensuite faire de même. Les votes, qui ne seront révélés dans leur intégralité qu‘à la fin de la soirée, se cumulent.

Quel profil pour gagner ?

Pour gagner l’Eurovision, il semblerait qu’il faut parler anglais : 24 récompenses ont été accordées à des chansons anglophones et 14 à des chansons en français. Le hollandais et l’hébreu arrivent ensuite, avec chacun 3 victoires.

L’Irlande et la Suède, avec respectivement 6 et 7 victoires, ont reçu le plus grand nombre de récompenses. Le chanteur irlandais Johnny Logan détient même le record de victoires individuelles : 2 en tant que chanteur, 1 en tant que compositeur. Trois pays se partagent la troisième marche du podium : le Luxembourg, la France et le Royaume-Uni, 5 victoires chacun.

En 1969, le trophée a été accordé à 4 participants : la France, l’Espagne, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne. Les chanteurs présentés par chacun de ces Etats ont tous obtenu 18 voix.

Les chansons qui ont marqué l’histoire de l’Eurovision

Sur les 1 800 chansons interprétées lors de l’Eurovision, certaines ont marqué l’histoire du concours, permettant à leurs artistes d’accéder à la notoriété.

En 1988, Céline Dion représente la Suisse avec son titre « Ne partez pas sans moi ». Alors encore peu présente sur la scène internationale, elle se fait connaître grâce à sa prestation.

Quelques années plus tôt, c’est France Gall qui, en 1965, permet au Luxembourg d‘être récompensé avec le titre écrite par Gainsbourg, « Poupée de cire, poupée de son ». Elle est alors âgée de seulement 17 ans.

« Waterloo » fait aujourd’hui partie des tubes d’ABBA. Mais lorsque le groupe suédois l’interprète en 1974 à Brighton, au Royaume-Uni, ce n’est pas encore le cas. ABBA avait déjà participé à l’Eurovision l’année précédente avec un autre titre « Ring, Ring ». Le groupe avait alors obtenu la 3ème place.

Un concours qui devient politique ?

Des enjeux politiques font l’actualité du concours. Le comité organisateur a récemment annoncé qu’il refusait les drapeaux qui ne sont pas ceux de participants à l’Eurovision ou de membres de l’ONU, à l’exception du drapeau européen et du drapeau LGBT. Dans un document sont évoqués pêle-mêle la Palestine, la Corse, le Kosovo, mais également l’Etat islamique.

La représentante de l’Arménie, Iveta, risque ainsi l’exclusion pour avoir brandi le drapeau du Haut-Karabagh lors de la demi-finale du concours le 10 mai.

Autre polémique : l’Ukraine est représentée par Jamala, une chanteuse tatare de Crimée qui évoquera dans la chanson qu’elle interprètera l’histoire de son arrière-grand-mère, déportée par Staline avec le reste de cette communauté musulmane en 1944. Le dirigeant de l’URSS les suspectait d’avoir collaboré avec les nazis. La candidate peut déranger la Russie, elle aussi donnée favorite.

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