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Brexit : la campagne de toutes les peurs

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Par Anne Glémarec  avec AFP, Reuters, APTN
Brexit : la campagne de toutes les peurs

<p>Un an de récession, des destructions d’emplois et une chute de la livre Sterling : le dernier rapport du Trésor britannique sur les conséquences d’un Brexit vient fournir des munitions aux partisans du maintien du pays dans l’Union européenne.</p> <h3>Peurs économiques…</h3> <p>Crédité d’une courte avance à un mois du référendum, le camp du premier ministre David Cameron en a bien besoin. “<em>Le choc qu’accuserait notre économie en quittant l’Europe plongerait le pays en récession. Ce pourrait être la première récession auto-infligée de notre histoire,</em>“ a-t-il martelé alors qu’il faisait campagne dans une enseigne de bricolage ce lundi.</p> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="en" dir="ltr">With <a href="https://twitter.com/George_Osborne"><code>George_Osborne</a> at <a href="https://twitter.com/BandQ"></code>BandQ</a> as Treasury analysis shows leaving EU would trigger recession and cost 500,000 jobs. <a href="https://t.co/4A1ADb5tpU">pic.twitter.com/4A1ADb5tpU</a></p>— David Cameron (@David_Cameron) <a href="https://twitter.com/David_Cameron/status/734697050726600704">23 mai 2016</a></blockquote> <script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <p>Aux côtés de David Cameron, le ministre des Finances, George Osborne, a précisé : “<em>sous deux ans, au moins un demi-million d’emplois seraient perdus. Et c’est l’estimation la plus basse. La Grande-Bretagne pourrait perdre jusqu‘à 820.000 emplois.</em>“</p> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="en" dir="ltr">Sterling will fall by 12% if we vote to Leave – making foreign holidays and imports from abroad more expensive</p>— George Osborne (@George_Osborne) <a href="https://twitter.com/George_Osborne/status/734691102717018113">23 mai 2016</a></blockquote> <script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <h3>…Contre épouvantail migratoire</h3> <p>Les partisans du Brexit ont aussitôt dénoncé une étude biaisée. Ironisant sur “<em>le camp de la peur</em>“, leur fer de lance, l’ancien maire de Londres Boris Johnson, a attiré l’attention sur l’argent à récupérer. </p> <p>“<em>Pourquoi envoyons-nous 10 milliards de livres net par an à Bruxelles ? Une partie est dépensée par des amis, une autre soutient la tauromachie en Espagne. Pensez-vous que les contribuables britanniques devraient soutenir la corrida espagnole ? Absolument pas !</em>“ s’est-il insurgé à York. Un argument à même de faire mouche auprès des Britanniques, hautement sensibilisés à la cause animale.</p> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="en" dir="ltr">Fantastic to be in beautiful York earlier today – one month until Brexit <a href="https://twitter.com/vote_leave"><code>vote_leave</a> <a href="https://t.co/HGCLyYVkeD">pic.twitter.com/HGCLyYVkeD</a></p>&mdash; Boris Johnson (</code>BorisJohnson) <a href="https://twitter.com/BorisJohnson/status/734756841079635968">23 mai 2016</a></blockquote> <script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <p>Les pro-Brexit surfent eux aussi sur les peurs de leurs compatriotes. Ainsi, dans leur campagne d’affichage, ils agitent allègrement l‘épouvantail de <a href="http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/royaume-uni-le-brexit-pour-limiter-limmigration">l’immigration</a>.</p>