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La France au bord de la crise de nerfs ?

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La France au bord de la crise de nerfs ?

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La contestation contre la réforme du droit du travail, qui a été imposée aux députés, la semaine dernière, par le gouvernement, se généralise dans le pays.
Pour des centaines de milliers de personnes qui battent le pavé, occupent les centres-villes les nuits, depuis des mois, la pilule est très difficile à avaler.

Et depuis peu, le mouvement s’est durci un peu plus avec la mobilisation des routiers, des dockers, et des cheminots.

Ils ne veulent pas de cette loi du patronat et, malgré quelques concessions du gouvernement, ils refusent que l’on touche au pouvoir d’achat et à la qualité de vie de chacun. Ils ont bloqué des raffineries, des ports et une 8e journée de mobilisation s’annonce ce jeudi :

“Le but est de paralyser le trafic et le flux de routiers, de bloquer un peu l‘économie, d’essayer de faire des blocages pour leur faire comprendre que le mouvement risque de s’amplifier”, explique Laurent Casanova, délégué syndical de Force ouvrière dans le Var.


Pourtant, le gouvernement ne recule pas. Il a cédé sur le montant de la rémunération des heures supplémentaires des routiers, et le ministre français des Finances Michel Sapin a déclaré les blocages des raffineries et des dépôts de carburants illégitimes expliquant que Matignon “utilisera tous les instruments” à sa disposition pour les faire cesser.

Ce projet de loi est bien devenu un vrai casse-tête pour le gouvernement de Manuel Valls.

Avec un chômage, toutes catégories confondues, qui avoisine les 10 % de la population française, la France a l’un des 5 taux de chômage les plus élevés de la zone euro. La croissance économique ne décolle pas vraiment, il fallait donc bien faire quelque chose. Et le gouvernement affirme que cette Loi Travail va créer des emplois en facilitant l’embauche de salariés.

Mais les critiques fusent de part et d’autre. À gauche, les syndicats dénoncent le recul des droits des travailleurs. À droite, le patronat prétend que la loi est trop timide.

Une motion de censure contre le gouvernement a même failli être adoptée par l’Assemble nationale. Le projet de loi Travail a eu besoin du 49.3 pour passer en force.

La Loi Travail doit maintenant être examinée au Sénat, en commission des affaires sociales à partir du 1er juin, puis en séance à partir du 13 juin pour une durée de deux semaines. Et le Sénat, de droite, pourrait bien reprendre le texte et le durcir. Cette réforme du droit du travail pourrait bien signer la mort politique de François Hollande.


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