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Ils ont fui l'enfer de Fallujah

En Irak l'armée peine à reprendre le contrôle de Fallujah. L'Etat islamique résiste, 50 000 civils sont pris en otage dans la ville.

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Ils ont fui l'enfer de Fallujah

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La reprise de Fallujah est plus difficile que prévue. L’Etat islamique déploit une résistance farouche et possède une arme redoutable : les 50.000 civils, pris au piège et qui servent de bouclier humain, selon l’Onu. Des appels pour un corridor humanitaire sont lancés, sans succès.

La reprise de Fallujah a débuté le 22 mai, et malgré la progression difficile les forces irakiennes espèrent libérer cette ville à 50 km de Bagdad, contrôlée par Daesh depuis deux ans et demi.

Dans ce camp de réfugiés, à 30 km de là, seulement 554 familles, qui ont pu fuir les alentours de Fallujah :
“Nous avons une vie extrêmement difficile, raconte une femme, on a connu tellement de misère, de famine, de destruction. Ca fait trois mois que je n’arrive pas à marcher, j’ai été obligée de partir sans mes enfants qui sont blessés, j’ai été obligée de manger la nourriture des animaux, on a fui nos maisons, les bombes pleuvaient sur nos têtes.”

Ces familles-là ont été libérées lors de l’avancée des troupes gouvernementales.
Des bus les transportent dans des zones sécurisées. Leurs regards racontent la même tragédie :

“On a été assiégé dans la ville de Fallujah pendant trois ans, dit une passagère. On s’est nourri de dattes pourries. On a plus de maison. Mais on remercie le ciel d‘être évacués sains et saufs.’‘