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Yémen : un accord sur "la libération inconditionnelle des enfants"

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Yémen : un accord sur "la libération inconditionnelle des enfants"

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Alors que le conflit au Yémen a fait plus de 6 400 morts depuis mars 2015, les négociations en cours entre les belligérants sous l‘égide des Nations Unies ont abouti à un premier accord encourageant. Un accord sur “la libération inconditionnelle des enfants” faits prisonniers par les deux camps. Reste à voir si et comment cette décision sera appliquée.

Environ 7 000 enfants prisonniers

Il est difficile de connaître leur nombre exact, mais d’après les listes de noms transmises par les deux parties, environ 7 000 enfants seraient concernés.

Le conflit au Yémen oppose les rebelles chiites Houthis aux partisans du président déchu Ali Abdallah Saleh, soutenus depuis mars 2015 par une coalition arabe sous commandement saoudien. Cette coalition mène régulièrement des frappes aériennes sur les zones tenues par les rebelles.

Si le nombre d’enfants prisonniers est si élevé, c’est parce que les deux camps les recrutent massivement pour combattre. D’après Human Rights Watch, ils représenteraient un tiers des combattants au Yémen. Les Nations Unies estiment quant à elles que le nombre d’enfants recrutés a été multiplié par cinq en 2015. Sur les 762 cas de recrutements rapportés, 72% sont attribués aux Houthis, 15% aux forces gouvernementales et 9% à Al-Qaïda.

La coalition emmenée par l’Arabie saoudite placée sur liste noire

Toujours selon le rapport des Nations Unies, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite serait responsable à 60% du bilan de 785 enfants tués et de 1 168 mineurs blessés l’an dernier au Yémen.

Une estimation que la coalition militaire arabe conteste. Pour elle, ce rapport “n’est pas équilibré, n’a pas été élaboré sur la base de statistiques fiables et ne sert pas le peuple yéménite”. La coalition conteste avec la même vigueur le fait que l’ONU l’ait placée sur la liste noire des pays violant les droits des enfants.

Les enfants aussi victimes de maladies

Malgré la trêve entrée en vigueur le 11 avril, les combats continuent de faire rage, et de nombreux enfants meurent, non seulement victimes des violences mais aussi de maladies. Les Nations Unies estiment que 10 000 enfants yéménites de moins de 5 ans sont décédés l’an dernier de dysenterie, de pneumonies et d’autres affections que l’on peut prévenir et soigner en temps normal.

Mis à part l’annonce d’un échange de prisonniers, les pourparlers de paix en cours au Koweït n’ont pour l’heure pas eu de résultat concret. Elles sont régulièrement mises à mal par de nouvelles violences, comme le bombardement samedi d’un marché à Taëz, une ville assiégée par les rebelles.

Pour mieux comprendre le conflit au Yémen, Euronews vous propose de regarder cette édition spéciale de son magazine Insiders, avec des images exclusives de son envoyé spécial.

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