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Ecosse, sidérurgie : et si le Royaume-Uni quittait l'UE ?

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Ecosse, sidérurgie : et si le Royaume-Uni quittait l'UE ?

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Pour une partie des Britanniques, l’Europe fleure bon avec son marché unique, les accords de libre-échange et les investissements extérieurs. Pour l’autre, elle est nauséabonde à cause de sa bureaucratie, des réglementations et de l’immigration.
Cette édition d’Insiders est consacrée au Royaume-Uni, pays profondément divisé à l’approche du référendum qui se tient le 23 juin dans le pays et qui décidera de son éventuelle sortie de l’Union européenne, les sondages plaçant les deux camps au coude à coude. En débat notamment, les conséquences d’un Brexit sur l‘économie dont le secteur de la sidérurgie déjà fragilisé, mais aussi sur le sort de l’Ecosse qui en cas de départ du Royaume-Uni de l’UE, pourrait être tentée de réclamer son indépendance.

A ce stade, les sondages sont trop serrés pour déterminer quel camp l’emportera. Mais la possibilité d’un Brexit existe. Cela voudrait dire que le Royaume-Uni ne ferait plus partie des 28 Etats membres. L’Angleterre, le Pays de Galles, l’Irlande du Nord et l’Ecosse sortiraient de l’Europe. Mais bon nombre d’Ecossais ont déjà dit qu’en cas de Brexit, l’Ecosse chercherait à obtenir son indépendance et essaierait de réintégrer l’Europe. D’où ce point d’interrogation sur son avenir. En attendant, notre reporter Hans von der Brelie a rencontré sur place, des Ecossais globalement moins eurosceptiques que leurs voisins et se prononçant volontiers pour le maintien du Royaume-Uni dans l’UE.

D’un point de vue économique, un éventuel Brexit inquiète ou au contraire, est vue comme une aubaine. En Ecosse et en Galles du Sud où nous nous sommes également rendus, les pro-Brexit ont hâte de se débarrasser des réglementations européennes estimant qu’elles étouffent les entreprises comme celles de la sidérurgie. C’est ce qu’a constaté Valérie Gauriat dans son reportage. Certains métallurgistes voteront aussi pour une sortie de l’Union juste parce qu’ils ont une dent contre David Cameron qui selon eux, n’a rien fait pour sauver l’industrie britannique de l’acier. Ils veulent exprimer un vote de défiance contre le Premier ministre qui se trouve être un partisan du maintien dans l’Union. D’autres ouvriers de la sidérurgie estiment au contraire que rester dans l’Union sauverait l’industrie de l’acier.

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