DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Lisbonne : Alkantara, festival de performances

Cult

Lisbonne : Alkantara, festival de performances

En partenariat avec

A Lisbonne tout avait commencé par un festival de danse. Et puis progressivement Alkantara est devenu un festival aux nombreuses facettes.

Depuis 2009 le Belge Thomas Walgrave en est le directeur artistique : “Nous essayons vraiment de donner la priorité aux artistes qui valorisent au mieux cet aspect vivant des choses et il y a toujours cette part d’inconnu avec le public qui sera différent chaque soir. Et quand vous dites un mot ou que vous faites un geste il y aura toujours une réponse donnée. C’est donc cette sorte de dialogue qui se passe et qui rend l’ensemble aussi unique parce que chaque soir c’est une représentation différente.”

Christopher Brett Bailey en pleine répétition de sa pièce “This is how we die” inspirée par Lenny Bruce, William Burroughs ou par les films de série-B. Les acteurs sont rejoints par des musiciens pour une performance à haut volume sonore.

Christopher Brett Bailey : “J’ai écrit un peu et j‘étais assez satisfait par le résultat. Et en tant qu’auteur totalement inconnu, j’avais peu de chances de me faire publier. J’ai donc commencé à faire des lectures dans des soirées de poésie. Et la réponse était assez électrique. Nous avons donc décidé d’en faire toute une production et puisque la pièce faisait penser à l’avant garde de la littérature américaine et aux prémices de la littérature punk c‘était tout à fait naturel de rajouter un groupe à la pièce.”

Claudia Dias a présenté en première sa pièce qui établit un lien entre le Rumble in the Jungle, le célèbre combat Mohamed Ali et George Foreman à Kinshasa en 1974 et la même année, la révolution des Oeillets au Portugal.

Cláudia Dias : “Je pense que la boxe est une belle métaphore des conflits sociaux. C’est le type de combat que nous devons désormais mener que ce soit en Europe ou dans le reste du monde. Quand je dis “nous” je parle de démocrates, d’humanistes. Je pense que ce type de langage est fondamental pour exprimer cette idée du combat.”

Aussi dans cette édition le classique de Tchekhov, “La cerisaie”, réinterprété par Tg STAN, un collectif de théâtre belge flamand. Un classique qui traverse le temps…

Frank Vercruyssen : “Puisque ces textes sont classiques, donc universels, ca veut dire que à chaque moment dans l’histoire quand on les utilise, quand on les monte ils vont parler de maintenant et du moment. Et c’est ça ce qu’on a essayé de trouver, c’est le moment, c’est le maintenant dans le texte de Tchekhov donc on n’a aucune ambition de présenter quelque chose du 19e mais de quelque chose de maintenant avec dans la main un texte du 19e.”

Wolfgang Spindler Euronews : “Quand une pièce de théâtre est appréciée les gens applaudissent, à une époque où ils sont plus habitués à cliquer sur une souris. Au Festival Alkantara on peut faire cette expérience qui n’a pas perdu de sa fascination depuis les Grecs anciens.

Prochain article