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Darya Davdar, la soprano qui jette des ponts entre l'Iran et l'occident

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Darya Davdar, la soprano qui jette des ponts entre l'Iran et l'occident

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Darya Dadvar est sans doute l’une des cantatrices iraniennes les plus accomplie de sa génération. Née en Iran, la soprano vit en France depuis 1991. Elle travaille actuellement avec l’Orchestre Philharmonique de Paris-Est.

Darya Dadvar aime à puiser dans le folklore et les chansons persanes qui ont bercé son enfance pour jeter des ponts avec le répertoire classique. Mais pas seulement : Darya se passionne aussi pour le jazz et le blues. Un éclectisme qui lui a permis de toucher un public international.

“Mes racines sont vraiment ancrées en moi. J’ai grandi avec la musique persane. Lorsque j‘écoute la musique européenne cela me rappelle certaines mélodies de mon pays, et inversement. Tout se mélange inconsciemment.”

Lorsqu’elle quitte Téhéran il y a vingt-cinq ans, Darya se destinait initialement à la médecine. Mais sa passion pour la musique finira par l’emporter.

https://youtu.be/NSjUcv4WcNI

“La musique est un langage universel qui ne connaît pas les frontières”, explique Mohammad Mohammadi, notre envoyé spécial à Paris. “Darya Davdar est d’ailleurs capable de chanter en douze langues. Ce qui explique pourquoi son public vient souvent de très loin pour assister à ses concerts”.

“Lorsque je chante en allemand, le public aime autant que lorsque je chante en persan ou en français”, explique la cantatrice. “Très vite on réalise que le langage n’est pas seulement qu’un moyen de communication mais que c’est une question de sentiment. Et comme mes chansons viennent de mon coeur, elle se connectent avec le coeur du public. Et l‘énergie vient de mon public qui rend cette connection possible.”

Darya a démarré sa carrière à l’opéra. Et sa voie était toute tracée…

“Mais dans ma carrière j’ai décidé de ne pas être une cantatrice d’opéra qui enchaîne les performances. Après avoir passé deux mois comme soliste au théâtre impérial de Compiègne je me suis dis que je voulais suivre une autre voie. J’avais quelque chose à dire. J’ai pris le risque, et j’ai vraiment aimé ça.”

Lors de son dernier concert à Paris, Darya Dadvar s’est essayée à interpréter un vieux poème persan (Kucheh:http://www.caam.rice.edu/~fran/poetry/the_alley.pdf) que le célèbre compositeur iranien Mehrdad Baran a mis en musique.

“Lorsque j’ai réalisé que le poème avait un grand potentiel visuel, j’ai créé un morceau spécifique pour chaque image que j’avais visualisée dans le poème”, précise le compositeur.” Une démarche opposée à ce que font habituellement les compositeurs qui s’accomodent avec un morceau de poème qu’ills mettent ensuite en musique.

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