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Un drone chargé de pilules abortives atterrit en Irlande du Nord

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Un drone chargé de pilules abortives atterrit en Irlande du Nord

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Un drone a livré un colis bien particulier en Irlande du Nord lundi dernier. Il transportait des pilules abortives dans ce pays où les conditions d’accès à l’IVG sont régies par des lois très strictes.

Cette livraison a été organisée par quatre ONG militant pour le droit à l’avortement : Alliance for Choice, Rosa, Labour Alternative et Women On Waves. Les médicaments ont été envoyés pour répondre aux besoins de femmes n’ayant pas la possibilité de quitter l’Irlande du Nord pour avorter.

La police était au courant et s’est présentée sur les lieux de l’atterrissage, où attendaient des militantes pour le droit à l’avortement. Étonnamment, aucune des tablettes de pilules n’a été confisquée. En effet, celles-ci avaient été prescrites par un médecin en toute légalité, car le Mifepristone et le Misoprostolont sont approuvés par l’Organisation Mondiale de la Santé depuis 2005.

Cette action a été organisée comme une réponse aux lois sur la question de l’IVG en vigueur sur le territoire nord-irlandais. Celles-ci n’autorisent l’avortement qu’en cas de viol, inceste, mise en danger de la mère ou malformation du foetus. Chaque année, cette législation pousse 7 000 femmes à quitter l’Irlande du Nord pour avorter ailleurs au Royaume-Uni.

Un débat épineux au sein de l’UE

En Europe, l’Espagne, la Pologne et le Luxembourg limitent le droit à l’avortement de la même manière que l’Irlande du Nord. Les groupes Alliance for Choice, Rosa, Labour Alternative et Women On Waves avaient d’ailleurs organisé une première livraison de pilules abortives par drone de l’Allemagne vers la Pologne en 2015.

En avril dernier, des manifestations ont eu lieu sur le territoire polonais pour éviter un durcissement de la loi qui aurait pu aboutir à une interdiction pure et simple de l’avortement. Le gouvernement a finalement fait machine arrière.

Au sein de l’Union européenne, l’IVG reste totalement prohibée dans un seul pays : Malte. En cas d’avortement illégal, une Maltaise peut risquer jusqu’à trois ans d’emprisonnement. Aux yeux de la loi, un foetus constitue un être vivant et avorter revient à commettre un meurtre. Dans certains établissements privés, des IVG sont tout de même pratiquées en prétextant des fausses couches.

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