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Euro 2016 : le Pays de Galles rejoint le Portugal

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Euro 2016 : le Pays de Galles rejoint le Portugal

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  • Pays de Galles 3 – 1 Belgique
  • Buteurs : Nainggolan (13e), Williams (31e), Robson-Canu (55e), Vokes (86e)

Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître pour les Gallois qui se hissent, à la surprise générale, dans le dernier carré de l’Euro en battant la Belgique 3 buts à 1. C’est d’autant plus fort que dans les travées du stade Pierre-Mauroy comme dans les rues des villes du nord de la France, il n’y avait pas photo si l’on compare le nombre de supporteurs des deux équipes.

Sur le terrain, on a cru également qu’il n’y aurait pas photo avec des Diables Rouges bien mieux entrés dans la partie. Après une triple occasion et des frappes contrées de Carrasco, Meunier et Hazard, ils ouvrent le score dès la 13e minute sur un tir des 25 mètres de Radja Nainggolan que ne peut qu’effleurer Wayne Hennessey.

Etouffés durant vingt minutes, les Dragons finissent par réagir sur un centre en retrait de Ramsey pour Taylor qui oblige Thibaut Courtois à effectuer une belle parade. A la 31e minute, le gardien de Chelsea ne peut rien faire sur un corner et une tête du capitaine gallois Ashley Williams, laissé totalement seul au point de penalty. Les deux équipes rejoignent les vestiaires sur ce score d’un partout.

Pour densifier son milieu de terrain, Marc Wilmots fait entrer Fellaini à la pause en lieu et place de Carrasco. Effets immédiats garantis avec une tête de Lukaku et une frappe d’Hazard juste à côté, mais les Belges se font punir sur contre-attaque à la 55e minute. Longue ouverture de Bale pour Ramsey qui centre en direction d’Hal Robson-Canu qui, sur une feinte, met trois défenseurs dans le vent avant de fusiller Courtois à bout portant.

Le coup de grâce intervient à la 86e minute avec un centre de Gunter et une tête décroisée de Vokes, qui avait remplacé Robson-Canu, pour le but du 3-1. Cruelle désillusion pour les Belges qui comme lors de la Coupe du monde au Brésil il y a deux ans voient leur aventure s’arrêter en quart de finale.

Trois choses à retenir

  • La Belgique alignait son plus jeune onze de départ dans un tournoi majeur avec 24 ans et 242 jours de moyenne d‘âge.
  • A la 50e minute, il y a eu une minute d’applaudissements en mémoire d’un supporteur belge décédé dimanche dernier d’une crise cardiaque.
  • Eden Hazard et Aaron Ramsey ont délivré quatre passes décisives depuis le début de l’Euro. Personne n’a fait mieux.

L’homme du match : Aaron Ramsey

Le milieu de terrain d’Arsenal délivre deux passes décisives face à la Belgique, mais il reçoit un carton jaune. Résultat : il ne participera pas à la toute première demi-finale du Pays de Galles dans un tournoi majeur.

La journée en photos

EURO 2016 day 20: Quarter-final Wales v Belgium

Allemagne – Italie, le choc des géants

Samedi soir, le Matmut Atlantique de Bordeaux va accueillir le choc le plus attendu des quarts de finale : Allemagne – Italie. Les pronostics donnent un net avantage aux hommes de Joachim Löw alors que les statistiques penchent en faveur des Azzurri.

Jamais l’Allemagne n’a pris le dessus sur l’Italie dans un tournoi majeur en huit tentatives, mais la Mannschaft est championne du monde en titre et reste sur une large victoire, 3-0, contre la Slovaquie en huitième de finale. Joachim Löw dispose d’un groupe au complet et de joueurs de classe mondiale dans toutes les lignes avec Neuer dans les buts, Boateng et Hummels en défense, Kroos et Ozil au milieu ou bien encore Müller et Gomez en attaque.

Antonio Conte a lui quelques soucis pour composer son milieu de terrain avec la suspension de Motta, le forfait sur blessure de Candreva et l’incertitude sur l‘état de santé de De Rossi. La Squadra Azzurra s’appuie sur une défense de fer, celle de la Juventus avec Buffon et la BBC, Barzagli-Bonucci-Chiellini. Après leur succès convaincant face aux Espagnols, les Italiens espèrent déjouer une nouvelle fois les pronostics comme en 2012 quand ils avaient battu les Allemands 2-1 en demi-finale.

La valse des sélectionneurs

Les grands tournois comme les championnats d’Europe peuvent consacrer des joueurs ou des entraîneurs, mais ils peuvent aussi les condamner. C’est ce qui s’est passé avec plusieurs sélectionneurs qui après la débâcle en France ont dû laisser les rênes de leur équipe nationale.

C’est le cas notamment du placide Vicente del Bosque qui aura tout connu avec l’Espagne : la consécration mondiale en 2010, le titre européen en 2012 puis des éliminations prématurées en 2014 et cette année.

Huit ans de règne contrasté pour l’ancien entraîneur du Real Madrid, quatre ans décevants à la tête de l’Angleterre pour Roy Hodgson qui a démissionné dans la foulée de la défaite contre l’Islande en huitième de finale.

Leonid Sloutski abandonne lui sa double casquette. Il reste l’entraîneur du CSKA Moscou, mais n’est plus le sélectionneur de la Russie qui n’a pas préparé idéalement le Mondial qu’elle organisera dans deux ans en quittant l’Euro sans la moindre victoire.

Ni succès, ni même de match nul pour l’Ukraine qui n’a pas marqué le moindre point et le moindre but dans le tournoi. Un fiasco qui a coûté son poste à Mykhailo Fomenko qui à 67 ans a décidé de prendre sa retraite.

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