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Antiterrorisme: vers la refonte du modèle français

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Antiterrorisme: vers la refonte du modèle français

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Redéfinir les armes de l‘État contre les terroristes. Tel était l’objet de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de janvier et novembre 2015 à Paris, qui rendait ce mardi ses conclusions.

Les services de renseignements sont pointés du doigt. La commission réclame la refonte d’un système qui manque de coordination.

“Il est toujours facile de refaire l’histoire quand on connaît la fin. La facilité a franchir nos frontières montre bien la nécessité d’avoir un continuum entre l’extérieur et l’intérieur de nos frontières. C’est dans ce sens que je propose la création d’une Agence Nationale de lutte contre le terrorisme” explique le rapporteur socialiste Sébastien Pietrasanta. Cette nouvelle agence nationale antiterroriste, évoquée par les députés serait rattachée au premier ministre, pour coordonner les services de renseignement.

“Nous proposons de créer une véritable Direction Générale du Renseignement Territorial rattaché au Ministre de l’intérieur en fusionnant le Service Central de Renseignement Territorial (SCRT, anciens Renseignements Généraux ndlr) et la SDAO (Sous-Direction de l’Anticipation Opérationnelle ndlr) qui est le service de renseignement de la Gendarmerie”.

Les députés proposent enfin de donner plus de prérogatives au « directeur national du renseignement », qui travaille à l’Elysée auprès du président de la République. La création également d’un véritable bureau du renseignement pénitentiaire est souhaitée au regard du rôle qu’a joué la prison dans la radicalisation de plusieurs djihadistes.

L‘État d’urgence, en vigueur en France depuis le 13 Novembre dernier, n’a qu’une portée limitée affirment des députés. Même constat concernant l’opération sentinelle. La commission propose que le nombre de soldats déployés sur le territoire soit progressivement diminué.

Les députés se sont enfin prononcé en faveur du recrutement de magistrats anti-terroristes, et de la fusion des groupes d’intervention d‘élite (GIGN, BRI et RAID), ce à quoi s’oppose le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

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