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Les vrais gagnants et perdants de l'Euro 2016

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Les vrais gagnants et perdants de l'Euro 2016

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L’Euro de football désormais terminé, l’heure est au bilan. La rédaction d’euronews vous propose une analyse originale. Nous avons comparé, graphiques à l’appui, les performances des équipes nationales par rapport à la valeur marchande de leurs effectifs, mais aussi par rapport à la population et au PIB par habitant des pays qu’elles représentent. Et les résultats sont parfois surprenants.

Les équipes à forte valeur marchande ont-elles réalisé un bon Euro ?

Pas toujours. Ainsi, l’Espagne, qui avait l’effectif le plus cher du tournoi (près de 600 millions d’euros) a réalisé un parcours médiocre qui s’est achevé en huitième de finale. L’Angleterre, quatrième en valeur marchande, n’a pas fait mieux.

En revanche la France, finaliste, et l’Allemagne, demi-finaliste, respectivement troisième et deuxième équipes les mieux côtées du tournoi sur le marché des transferts, ont réalisé un parcours conforme à leur statut.

A contrario, quelles sont les équipes à faible valeur marchande à avoir créé la surprise ? : La Hongrie, l‘équipe la moins côtée, a réalisé un parcours honorable (25 millions d’euros/5 points). Mais le meilleur rapport valeur/points revient à l’Islande (44 millions d’euros/8 points). Le pays de Galles, demi-finaliste, a réalisé également un parcours surprenant, si on s’en tient à la seule valeur de son effectif. (170 millions d’euros/12 points)

Source : transfermarkt.com

Les grandes nations ont-elles surclassé les petites ?

24 nations étaient représentées durant l’Euro de football. De la plus peuplée, la Russie (142 millions d’habitants), à la moins peuplée, l’Islande (environ 325 000 habitants). Et là aussi, on s’aperçoit que le rapport population/performances peut donner des résultats surprenants. Les deux pays précédemment cités offrent un parfait exemple. Les Russes n’ont décroché qu’un petit point lors de cet Euro, alors que les Islandais, devenus célèbres grâce au “clapping” de leurs supporters, sont arrivés jusqu’en quart de finale.

Mais la palme revient au Portugal. Seulement 10,4 millions d’habitants (environ 13 fois moins que la Russie), mais à l’arrivée une Coupe d’Europe en poche, certes la première de leur Histoire.

Parmi les ‘‘mauvais élèves’‘, on peut citer aussi la Turquie, troisième nation du tournoi en nombre d’habitants, mais seulement trois petits points, et l’Angleterre (54 millions d’habitants/5 points).

Les pays riches ont-ils dominé les plus modestes

Nous nous sommes intéressés cette fois au rapport entre le PIB par habitant et le nombre de points obtenu par les équipes nationales durant cet Euro.

Conclusion : les pays les plus riches, en tête desquels l’Angleterre, la Suisse et surtout la Suède, ont réalisé un tournoi décevant, ne passant pas, pour les deux premiers, le cap des huitièmes de finale.

En queue de peloton, au niveau du PIB par habitant, l’Ukraine et la Roumanie ont aussi été en queue de peloton ou presque au niveau des points.

Mais certaines nations, aux revenus modestes, ont brillé, en premier lieu le champion d’Europe portugais ou encore le pays de Galles et la Pologne.

Très bonne mention à la France, finaliste et seulement neuvième du tournoi au niveau du PIB par habitant.

À qui la Coupe, à qui la cuillère en bois ?

Le pays de Galles est la seule équipe à se classer dans le top 5 pour chacune des trois catégories.

Le Portugal, sacré champion d’Europe, et l’Islande, y figurent à deux reprises.

L’Angleterre et la Russie sont à chaque fois les mal classés et récoltent donc la cuillère en bois.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

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