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Theresa May dure comme fer

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Theresa May dure comme fer

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Theresa May prendra mercredi la tête du gouvernement britannique et sa première mission sera de négocier avec Bruxelles un accord pour quitter l’Union Européenne en s’assurant le meilleur accès possible au marché commun.

“Le Brexit, c’est le Brexit et nous allons en faire un succès” a-t-elle dit. “Il n’y aura pas de tentative de rester au sein de l’UE (…) Mais nous avons aussi besoin que le gouvernement conduise des réformes sociales importante pour faire de notre pays fonctionne pour tout le monde.”

Theresa May était contre le Brexit et son engagement à respecter malgré tout le résultat du referendum vise à rassurer les élus conservateurs pro-Brexit qui avaient suivis l’ex maire de Londres Boris Johnson et son ancien allié le ministre Michael Gove.

L’un comme l’autre se sont maintenant rangés derrière Theresa May, tout comme Andrea Leadsom, la secrétaire d‘État à l‘énergie qui a renoncé à briguer le 10, Downing street en laissant la voix libre à Theresa May.

Theresa May fêtera son soixantième anniversaire le premier octobre.

À l‘époque de Tony Blair et Gordon Brown, Theresa May est membre du cabinet fantôme des Conservateurs, puis elle devient ministre de l’Intérieur avec l’arrivée au pouvoir de David Cameron.

Comme Margaret Thatcher et Angela Merkel, Theresa May est fille d’un pasteur. Elle a étudié la géographie à Oxford, où elle a aussi rencontré son mari, et elle s’est lancée en politique en 86, après un rapide passage dans la banque.

En 2002, Theresa May devient la première femme secrétaire générale du Parti conservateur, un poste qu’elle conserve une année avec pour ambition d’adoucir l’image du parti.

Son passage au ministère de l’Intérieur, et ses positions sur la réduction de l’immigration vers la Grande-Bretagne, ont contribué à façonner, aux yeux d’une partie du public, l’image d’un personnage politique rude et certains quotidiens annoncent l’arrivée d’une autre “dame de fer”.

L’ancien ministre conservateur Kenneth Clarke évoque “une femme drôlement difficile”.

Ce à quoi Theresa May répond que “le prochain qui va s’en rendre compte, c’est Jean-Claude Juncker”, le président de la Commission européenne.

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