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David Cameron file à l'anglaise en fredonnant

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David Cameron file à l'anglaise en fredonnant

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David Cameron sera parvenu à faire sortir Grande-Bretagne de l’Union Européenne et c’est sans doute souvenir le plus durable qu’il laissera dans l’histoire de de son passage au 10, Downing street.

Même s’il n’est pas un europhile exalté, David Cameron ne souhaitait pas le Brexit. Il annonce sa démission au lendemain du referendum, six années après son arrivée au pouvoir en 2010.

David Cameron est alors à peine âgé de 43 ans. Il forme un gouvernement de coalition avec les Libéraux Démocrates de Nick Clegg. C’est un moment où l‘économie britannique est en berne.

Le jeune Premier ministre met en œuvre une politique d’austérité avec son ministre des Finances Georges Osborne avec pour résultat des coupes dans les budgets sociaux, un accroissement des inégalités, mais aussi le redressement de l‘économie.

Ainsi en 2012, le Royaume-Uni connaît une croissance de 3,5 % et un million d’emplois ont été créés en deux ans.

Sur les dossiers internationaux, le bilan de David Cameron est en demi-teinte. Restera l’intervention en Libye, en 2011, aux côtés de Nicolas Sarkozy, mais aussi le refus du Parlement britannique de le suivre dans une intervention en Syrie.

Sur le front de la politique intérieure, il gagne son pari du referendum sur l’indépendance de l‘Écosse, en 2014, avec la victoire du non.

L‘Écosse rejette l’indépendance et en 2015 David Cameron est réélu en ayant promis, durant sa campagne électorale, d’organiser un referendum sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne au sein de l’Union Européenne.

“Oui, nous allons faire ce referendum sur notre futur au sein de l’Europe” avait-il dit. “En même temps que nous réalisons ce travail essentiel, nous devons nous assurer de rassembler notre pays.”

David Cameron participe à la campagne contre le Brexit, il conduit des négociations avec Bruxelles et obtient des dérogations, avec l’espoir que ces avantages suffiraient à convaincre les électeurs maintenir le Royaume Uni au sein de l’UE.

Les arguments du Premier ministre ne portent pas et 52 % des électeurs votent en faveur du Brexit.

“Mercredi soir un autre Premier ministre sera dans le bâtiment derrière moi” annonce le 11 juillet David Cameron aux journalistes convoqués devant le 10, Downing street.

Il ne répond à aucune question, tourne le dos, regagne le bâtiment des Premiers ministres britanniques et, oubliant un instant que son micro est toujours branché, fredonne un petit air joyeux avant de fermer la porte derrière lui.

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